Phobie

Publié le par Sophie

Phobie

Sarah Cohen-Scali

Gulf stream, 2017

 

Anna souffre d'un cauchemar récurrent depuis la disparition de son père. Elle le revoit en train de se faire dévorer par un croque-mitaine qui promet de revenir l'enlever. Mais un jour, quand elle se réveille dans une cave sombre et froide, elle comprend qu'elle n'est pas en plein cauchemar mais dans la réalité.

Le commandant Ferreira, stagiaire, 11 ans plus tôt, à l'époque de l'enquête sur la disparition du père d'Anna est aujourd'hui en charge de retrouver la jeune fille disparue en se rendant à une fête.

 

 

Vous le savez sûrement, je suis perpétuellement en quête du roman qui me collera une bonne frousse, mais j'ai une âme visiblement peu sensible qui a dû mal à trouver ce qu'il faut. L'œil rouge, menaçant et scrutateur de la couverture était plutôt prometteur, les mots horreur et angoisse de la quatrième de couverture aussi ! Finalement, ce roman ne m'a pas empêchée de dormir, sauf pour ce qui est du suspense très réussi.

On est clairement dans une histoire qui mélange les genres en les révélant progressivement au lecteur. Ce qui commence comme de l'horreur vire au thriller en passant par le conte et l'anticipation. En dire plus que ça reviendrait à trop en dire, c'est donc assez difficile de vous parler de ce roman.

Mais il m'a tenu en haleine du début à la fin et les différents genres évoqués n'y sont pas pour rien puisque quand on pense aller dans une direction, pfiout, on part finalement dans une autre. Si bien que si j'avais perçu quelques éléments du dénouement relativement tôt dans l'histoire, j'étais encore loin d'avoir tout compris.

Du côté des personnages, c'est surtout au capitaine Ferreira que j'ai accroché plus qu'à Anna. L'avantage de ce premier, c'est qu'on avance avec lui dans l'enquête. Même si les passages avec Anna nous en révèle des éléments un peu plus tôt, tout est très confus dans son esprit et c'est ce qui m'a fait préféré le côté plus policier du commandant que celui plus onirique de la jeune fille.

 

Même si je n'ai pas eu le frisson de ma vie en lisant ce roman, j'ai été transportée par la complexité bien menée de l'intrigue. On ne se lasse pas une minute et la tension est bien là pour tenir le lecteur jusqu'à la dernière page.

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