Un moment avec Madeleine Deny

Publié le par Sophie

Voilà un petit moment que je croise et découvre les livres de Madeleine Deny parfois où je ne les attends pas. Impressionnée par la diversité de sa production, j'avais envie d'en apprendre un peu plus sur elle, son travail, sa passion pour les livres et les jeux pour enfants.

 

Madeleine Deny a gentiment accepté de répondre à mes questions, je vous propose donc de lire ses réponses...

 


 

Bonjour Madeleine Deny.

Merci d’avoir accepté de répondre à mes quelques questions.

 

Votre métier

 

Vous êtes auteure depuis plusieurs années. Comment et pourquoi avez-vous commencé à faire des livres pour enfants ?

Je baigne dans l’univers de l’enfance depuis toujours. J’ai commencé par créer des jeux éducatifs qui m’ont donné l’envie de mettre « en pages » toutes mes idées.

 

Est-ce qu'il vous a été difficile de vous faire une place dans le monde de l’édition ?

Non. J’ai rencontré une première fois une éditrice chez Nathan pour une collection de livres inspirée des jeux que je créais à cette époque. Mon projet a été accepté et... plein d’autres livres ont suivis.

 

Parlons un peu des documentaires et des livres d’activités qui représentent une grande partie de vos parutions. Est-ce vous qui choisissez sur quelle thématique vous souhaitez travailler ? Ou bien les éditeurs vous font-ils des propositions ?

C’est moi qui fais les propositions. Je donne chaque année aux éditeurs avec lesquels je travaille, Tourbillon, Nathan, Eyrolles, Auzou, une sorte de catalogue avec mes projets. Il est vrai que ce sont souvent des documentaires ou des livres d’activités car ce sont ceux qui collent le mieux  à mon « cheval de bataille » : faire que les enfants s’amusent tout en apprenant un tas de choses.

 

Comment se passe la réalisation d’un livre d’activité ou d’un documentaire ?

Il faut se mettre en permanence  à la place de l’enfant qui va le lire et donc connaître parfaitement, par tranche d’âge, ce qui les intéresse, ce qu’ils sont capables de faire. Il faut aussi savoir donner du rythme, de la personnalité à chaque collection.  Cela m’amène à écrire le texte mais aussi à  créer le concept de chacun de mes livres en réalisant une pré-maquette. Ce drôle de truc s’appelle « un monstre ». Il nous sert, avec l’éditeur et le directeur artistique de base de travail.

 

Vous avez aussi écrit des albums. De quoi vous inspirez-vous pour écrire ces histoires ?

Je suis une femme de terrain et vis avec « ma machine à faire des livres » : mon ordinateur, dans le plus formidable des laboratoires à idées. Mon bureau est en effet à l’étage du magasin Si Tu Veux où j’exerce, quand l’envie m’en prend, l’excellent métier de marchande de jouets. Ce milieu vivant, gai, tonique est très inspirant pour écrire des histoires ! Mais je dois dire que les livres de parenting que j’ai écrit (Petits Guides Parents Nathan) m’ont aussi permis d’être incollable sur tout ce qui touche le développement intellectuel d’un enfant, un fameux plus quand je me lance dans l’écriture d’une fiction !

 

Vous avez une préférence entre ces deux styles de livres : fiction et documentaire ?

Non, j’aime la diversité comme le montre la gamme variée de mes livres. Ecrire un peu de tout, c’est comme manger un peu de tout, ça permet d’être en forme pour trouver constamment plein de bonnes et nouvelles idées.

 

Le travail est-il très différent lors de la réalisation ?

La musique des mots, le rythme de l’histoire c’est bien sûr la priorité, quand il s’agit de fiction. Dans un documentaire, il y a la contrainte d’avoir un contenu imposé au départ. C’est pourquoi j’aime passer de l’un à l’autre pour être sûre de ne pas m’installer dans une routine.   

 

En ce moment, des projets en cours sûrement ?

Oui, plein de nouveaux livres en cours d’écriture et d’autres qui viennent tout juste de partir à l’impression. Une dizaine de ces nouveaux livres seront dans les librairies à la fin du printemps, les autres suivront en septembre.

 

La lecture

 

Avez-vous toujours aimé les livres et la lecture ?

Oui, comme tous les enfants à qui on donne tôt le goût de lire !

 

Quels livres ont marqué votre enfance ?

En fait ce sont les grands classiques qui continuent à plaire aux enfants d’aujourd’hui, du genre Caroline, Babar... et cette fameuse Sophie et ses malheurs et son horrible madame FICHINI !!!!

 

À quoi ressemble votre bibliothèque ?

A un immense foutoir où se mêlent des livres perso avec des tonnes de bouquins m’ayant un jour servi à m’informer sur un sujet avant d’écrire un livre. Je vous dis ce que je vois en répondant à votre question ? 

Première étagère, première rangée, 5 premiers titres : un bouquin sur la vie de Zidane,  L’enfant bleu de Bauchau, Recettes bio pour les bébés, L’art de péter (c’était pour un projet de livre sur le rire !!!!) , Le nez de Gogol, Paroles d’ados de Dolto...

 

Si vous deviez conseiller un livre, ce serait :

La Fameuse Invasion de la Sicile par les ours de Dino Buzzati. Et ne comptez pas sur moi pour vous en dire plus !  !!!!

 

Les lecteurs

 

Quelles relations avez-vous avec vos lecteurs ?

J’aime  tendre l’oreille quand je suis « déguisée en marchande de jouets » pour les entendre parler de mes livres. Ouf heureusement ils ne disent pas qu’ils sont nuls ! Ils râlent juste, comme cela  m’est arrivé dernièrement, quand un  titre (c’était un livre de  la collection « sur un plateau » de Nathan), est désormais épuisé !  Là j’en ai pris pour mon grade !!!!!  

 

Utilisez-vous internet pour parler de vos livres et/ou communiquer avec vos lecteurs ?

Oui, j’essaye de le faire sur le blog de Si Tu Veux, mais c’est pour moi très difficile ! L’auto-pub me gêne énormément. Je sais, c’est idiot, mais je promets que je vais m’améliorer à ce sujet !!!! 

 

Faites-vous des rencontres en écoles, librairies, bibliothèques ?

Oui c’est toujours passionnant d’échanger de cette façon avec les enfants, toujours curieux de savoir comment se fabrique un livre, comment me viennent les idées. Ils pensent aussi toujours que c’est très dur d’écrire un livre avec plein de texte et très facile d’écrire un livre pour les bébés, alors que c’est l’inverse !

Publié dans Interview, Madeleine Deny

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