Actualités

CONCOURS

 

Lundi : les extras (jeux, films, revues, applications, prix, concours...) toujours pour les enfants

Du mardi au vendredi : des chroniques pour les petits enfants et les grands ados
Samedi : les sélections sur un thème d'actualité ou pas

 

Et des fois, rien, juste rien selon l'envie !

 

Mais pour encore plus d'actualités sur la littérature jeunesse ou sur le quotidien d'une blogueuse-maman-bibliothécaire-lectrice, c'est sur les réseaux sociaux et à la radio.



 

Sophie

Une Recherche Précise ?

Le blog dans et hors les murs...

Ce blog est né de deux bibliothécaires et mamans, Judith et Sophie (moi-même), férues de littérature jeunesse. De l’album au roman en passant par la BD et le documentaire, il y en a pour tous les âges de la naissance à l’adolescence et pour tous les goûts. Et comme le monde du livre est grand, on découvre parfois des portraits d’éditeurs et d’auteurs, ainsi que l’actualité de cet univers passionnant.


Pour savoir qui de Judith ou moi est l'auteur d'un article, il suffit de regarder tout en bas de celui-ci, juste avant le lien pour les commentaires.

 

Vous pouvez aussi me retrouver sous le pseudo, SophieLJ, sur les blogs, forums... Et sur le blog collectif À l'ombre du grand arbre auquel je participe.

 

Contact

 

La radio de Sophie

 

La bannière du blog a été réalisée par Anbleizdu.

Au quotidien...

Actualités au quotidien, informations, photos, concours des éditeurs et des blogueurs...
 
6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 06:00

Songe à la douceur

Clémentine Beauvais

Sarbacane, 2016

 

C'est l'histoire d'Eugène et Tatiana. Une histoire d'amour qui s'était finie avant même d'avoir commencée, au plein cœur de l'adolescence. Ça c'était il y a longtemps. Car ce jour, ce matin là où commence cette histoire, ils ont pris le même métro, sur la ligne 14...

 

 

C'est là que commence le roman et que recommence leur histoire. Enfin, si histoire il y a, ça il faudra le lire vous-même. Il faudra que vous ouvriez ce livre au doux titre de Songe à la douceur. Songe comme si tout n'était qu'un rêve ou comme si on nous invitait à y penser sérieusement à cette douceur qu'on oublie si facilement dans ce monde.

Quand le livre sera ouvert, il faudra constater que l'auteure s'est inspiré de Eugène Onéguine, un roman d'Alexandre Pouchkine de 1837. Soit cela vous parlera, soit comme moi vous attendrez de refermer le livre pour en savoir plus sur cette histoire qui en effet semble si proche de cet amour contemporain.

Mais avant ça, il faudra donc lire, s'habituer aux vers et à la mise en page bien loin de la norme éditoriale. Il faudra découvrir ces formes poétiques et littéraires aussi diverses que variées qui font cet objet de papier non identifié. Il faudra imaginer Clémentine Beauvais qui vous raconte cette histoire parce que oui elle est vraiment là, à vous parler à vous ou à ces personnages comme si c'était tout à fait normal.

 

Viendra ensuite le moment où il faudra refermer le livre avec un petit pincement au cœur. Celui où vous aurez la sensation d'avoir lu quelque chose de différent, d'original et d'osé. Je vous laisse le soin de choisir si vous avez aimez ou pas.

Une histoire de vie et d'amour, pas d'eau de rose pour autant, des sentiments forts et contradictoires. Moi, j'ai aimé, j'ai été transporté et je dis merci Clémentine Beauvais !

 

Ça pourrait aussi vous plaire :

Partager cet article

25 mars 2016 5 25 /03 /mars /2016 06:00

Les petites reines

Clémentine Beauvais

Sarbacane, 2015

 

Cette année encore, Mireille se retrouve sur le podium du prix des Boudins mais destituée de la première place ! Forte de son expérience, elle va soutenir Hakima et Astrid dans cette triste nomination que rien ne semble pouvoir empêcher. C'est ainsi que va naître l'amitié de ces trois jeunes filles qui vont se découvrir un autre point commun que leur physique de soi-disant boudin. Paris et la fête nationale, chacune a un intérêt de s'y rendre et ensemble, elles vont enfourcher leur vélo pour rallier Bourg-en-Bresse à la capitale !

 

 

Encore une fois, Clémentine Beauvais s'attaque à un sujet de société fort mais cette fois il n'est que l'amorce d'un roman frais et drôle qui ne manque pas de sérieux. Le harcèlement scolaire, la paternité, l'armée, le handicap, (Indochine), tous ont leur place dans ce roman sans qu'aucun ne prédomine vraiment sur les autres. En effet, ce qui ressort de ce livre, c'est simplement cette bande de fille déterminée à atteindre leurs objectifs quelque soit la route à parcourir.

J'ai adoré le personnage de Mireille, sensible à l'intérieur mais un peu bourrue en apparence. Elle n'est pas toujours tendre mais les autres ne le sont pas pour elle non plus. J'ai aimé son caractère franc, percutant, décapant et son ton incisif.

Le meilleur dans ce livre, c'est bien sûr ce road-trip à vélo (et en fauteuil roulant) parsemé de ventes de boudins, que vont vivre les personnages. Une aventure bien loin de tous ce qu'elles avaient pu imaginer et qui vont les faire vivre une expérience comme seule Clémentine Beauvais pouvait en avoir l'idée !

 

Finalement, la couverture avec sa pluie de boudins roses résument assez bien le côté féminin (mais pas girly), détonnant et pas commun de cette histoire qui m'a embarquée du début à la dernière page.

 

Retrouvez l'avis de Céline.

 

Ça pourrait aussi vous plaire :

Partager cet article

11 mars 2014 2 11 /03 /mars /2014 06:00

Tout a commencé quand Léopoldine a rompu avec Timothée pour un autre garçon. Vengeance, mauvaise fréquentation, bêtise, alcool, aucune excuse n'est valable de la part de Tim pour justifier la diffusion d'une vidéo de Léo par mail à tout le lycée. Elle doit faire face, si elle tient la journée, elle aura vaincu la honte, les injures, le regard des autres.

Mais personne ne pouvait imaginer l'horreur de la fin de cette journée !

 

 

Clémentine Beauvais a le don de s'attaquer à des sujets forts et sensibles sans aucun tabou et j'apprécie beaucoup la sincérité de son écriture et de ses mots. Quand elle écrit en plus pour la collection eXprim' chez Sarbacane, les chances de me décevoir sont minimes et elle ne l'a pas fait.

Dans cette histoire, c'est la meilleure amie de Léopoldine qui a la parole. C'est à travers elle que l'on va voir la force de Léo face à la situation, la tristesse d'Iseult (la sœur jumelle de Léo) et sa solitude, la gène du nouveau petit ami de Léo et les remarques violentes des autres élèves.

 

Ce roman, c'est une mise en garde sur internet, sur les réseaux sociaux et sur l'ampleur que peuvent prendre les informations qui y circulent que ce soit ce que l'on accepte de livrer ou ce que l'on nous impose, comme ici dans le but de blesser. Ce n'est pas approfondi mais on y évoque les questions de droits à l'image, les recours face à la diffusion d'informations personnelles et la possibilité de les supprimer définitivement ou pas du net... Toute cette thématique est particulièrement bien traitée par Clémentine Beauvais car il n'est jamais question de matraquer les ados en leur disant qu'internet c'est le mal. Il s’agit au contraire d'une invitation à la réflexion pour éviter ces situations extrêmes mais de plus en plus fréquentes.

Ce roman, c'est aussi des questionnements d'adolescents : des envies d'une autre vie, des personnalités qui se cherchent, des actes irréfléchis, des amours, des amitiés, la pression des études (ici on est au lycée Henri IV à Paris qui forme l'élite de la société)...

Ce roman, c'est aussi une fin. Une fin qu'on attend du fait des apartés de la narratrice sur le parcours qui l'a menée dans cet hôpital, mais une fin qu'on n'imagine pas, une fin qui dénote en sortant du fil conducteur de l'histoire tout en étant son dénouement le plus innatendu.

 

Comme des images, consacrés à leurs apprentissages, c'est ce que donne l'impression d'être ces jeunes promis à un grand avenir, mais ce ne sont que des adolescents comme les autres, spontanés en bien comme en mal, qui devront vivre avec les conséquences de leurs actes même s'ils n'en sont pas directement responsables.

 

Retrouvez les avis de Céline du Flacon, Nathan et Céline du Tiroir.

 

Ça pourrait aussi vous plaire :

Partager cet article

25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 06:00

Samiha vit au milieu des fantômes. Un jour, elle aussi en deviendra un, c'est son oncle qui le souhaite. Mais elle pense déjà à tout ce à quoi elle devra renoncer, parce que quand on est un fantôme on doit accomplir certains devoirs et laisser de côté la liberté de l'enfance.

 

samiha-et-les-fantomes.gif

 

Dans cet album dont l'histoire est écrite par Clémentine Beauvais, les fantômes sont en fait des femmes musulmanes voilées. À travers le regard de cette petite fille, on découvre des femmes opprimées, privées de liberté, au service d'un homme de la famille. Ce livre aborde une réalité peu évoquée dans la littérature jeunesse mais souvent polémique dans la société actuelle. À aucun moment la religion n'est remise en question ou critiquée, il n'y est d'ailleurs même pas faire références. Ici, on pose juste la question de la liberté...

 

Les illustrations sont des peintures réalisées par Sylvie Serprix. Je n'ai pas spécialement accroché aux formes floues sans véritables contours. En fait, j'ai trouvé les illustrations un peu trop chargées, en couleurs notamment.

 

Malgré cela, j'ai apprécié cette histoire éditée chez Talents hauts, racontée simplement mais qui laisse une grande place à la réflexion autour de la question du voile islamique.

 

Ça pourrait aussi vous plaire :

la pouilleuseadulte à présentparadis

Partager cet article

16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 06:00

Il y a quelques jours, j'ai découvert cette jeune auteure, Clémentine Beauvais, en lisant son roman pour adolescents La pouilleuse. J'ai adoré la façon dont elle a traité un sujet fort et difficile : celui du racisme poussé à l'extrême.

J'ai eu envie d'en apprendre plus et je peux maintenant vous livrer les réponses qu'elle a gentiment accepté de m'offrir.

 

Je remercie encore Clémentine Beauvais pour le temps qu'elle m'a accordé et je vous promets que vous la retrouverez très bientôt sur le blog à travers ses autres livres.

 


 

L’écriture

 

Pourquoi et comment avez-vous commencé à écrire ?

Honnêtement, je ne me souviens plus du tout ! Comme beaucoup d’enfants, j’imagine, j’écrivais (ou je dictais à des adultes patients) les histoires qui me venaient à l’esprit. Ça n’a jamais été une décision consciente.

 

De quoi vous inspirez-vous ?

De tout ce qui m’entoure, mais l’actualité en particulier semble inspirer beaucoup des thèmes de mes livres. Mes lectures (complètement omnivores) jouent également un grand rôle. Mais en général, et je pense que c’est le cas pour la plupart des auteurs, c’est difficile de dire exactement d’où viennent les idées.

 

Avez-vous un rituel d’écriture ?

Pas vraiment, à part que je coupe ma connexion internet ! J’écris quand je peux. J’ai assez peu de temps. Je passe parfois des semaines sans écrire une ligne. Par contre, j’ai une sorte de rituel pour le brainstorming (ça y est, j’ai tué toutes mes chances d’entrer à l’Académie Française) : je marche une à deux heures par jour, pour aller à la fac et en revenir, et je passe beaucoup de temps sur le chemin à creuser des idées, réfléchir à des tournures de phrases, échafauder mes histoires, etc. 

 

Quels sont vos projets en cours ?

J’en ai toujours huit à dix sur le feu, et j’en finis très peu, c’est assez désespérant.  En ce moment j’écris un roman qui, j’espère, sera mon prochain livre pour ados après La pouilleuse. C’est à nouveau un roman réaliste, sur un thème encore une fois inspiré de l’actualité. Il est question de honte. Pas violent en soi, mais (très) risqué... Je ne peux pas en dire plus. J’ai un beau projet collectif en cours, aussi pour les ados. Et enfin, en anglais, je dois écrire avant avril le troisième tome de ma série d’aventure/humour pour les 8-12 ans, Sesame Seade.

 

La lecture

 

Avez-vous toujours aimé les livres et la lecture ?

Oui, surtout grâce à mes parents, qui sont d’énormes lecteurs - ma mère en particulier. Mais aussi grâce à mon institutrice de première section de maternelle qui m’a appris à lire très tôt. J’ai toujours été très privilégiée car mes parents m’achetaient des livres en permanence.

 

Quels livres ont marqué votre enfance ?

Fantômette, Fifi Brindacier, Bennett, Tom-Tom et Nana, Harry Potter, le Petit Nicolas… et la dernière fois que j’ai répondu à cette question dans une interview, j’ai oublié Tintin ! Scandale en la demeure : mon père (plus tintinophile tu meurs) a menacé de me déshériter. Donc oui, beaucoup de séries. Et puis abonnée à J’aime Lire pendant des années.

 

À quoi ressemble votre bibliothèque ?

Ma bibliothèque ressemble à ce qui se passerait si tu te baladais dans une librairie dans le noir complet en piochant un bouquin par-ci par-là. J’exagère à peine. Elle est extrêmement éclectique. Il y a évidemment beaucoup de littérature jeunesse, anglo-saxonne et française, pour tous les âges ; plein de classiques de littérature ‘adulte’, quelques contemporains, des BD, un bon paquet de philo, des bouquins de vulgarisation scientifique, et des livres universitaires. Platon côtoie Harry Potter, j’ai l’impression qu’ils s’entendent bien.

 

Si vous deviez conseiller un livre, ce serait :

Un court roman pour ados très frappant que j’ai lu dernièrement : Candy, par Anne Loyer (Éditions des Ronds dans l’O, 2012). Une histoire extrêmement franche et poétique sur l’avortement, l’amitié et les relations entre ados et adultes.

 

Les lecteurs

 

Quelles relations avez-vous avec vos lecteurs ?

Je suis toujours très heureuse quand ils me contactent. Je reçois pas mal d’emails sur La pouilleuse en ce moment. C’est un cliché de dire que c’est la ‘meilleure récompense pour un auteur’, mais comme beaucoup de clichés il y a une part de vérité.

 

Utilisez-vous internet pour parler de vos livres et/ou communiquer avec vos lecteurs ?

Oui, j’utilise (beaucoup) (trop) internet, et en partie pour parler de mes livres – sur mon site (http://www.clementinebeauvais.com), mon blog (http://clementinebleue.blogspot.com), Twitter (@blueclementine)... Mais j’estime qu’une fois qu’un livre est en librairie, le droit imprescriptible du lecteur est de ne pas avoir en permanence à se farcir l’auteur (!) Je ne réponds jamais, par exemple, aux chroniques postées sur Internet ; elles me touchent beaucoup, et je les relaie sur mon site si je les trouve, mais c’est le domaine des lecteurs, pas le mien.

 

Faites-vous des rencontres en écoles, librairies, bibliothèques ?

Oui, le plus possible ! J’adore ça. C’est incroyablement enrichissant, galvanisant et émouvant. Écrire est très isolant, donc c’est presque indispensable pour rester sain d’esprit de voir comment réagissent les jeunes lecteurs. Et la motivation des profs, des bibliothécaires et des libraires fait plaisir à voir.

 

Cinq questions sur La pouilleuse

 

La pouilleuse est le récit d’une agression verbale puis physique d’un groupe d’adolescents envers une enfant. Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire cette histoire ?

Un mélange d’actualité (le ‘Gang des Barbares’) et de souvenirs de lycée. On a tous des préjugés, mais qu’arrive-t-il quand ils sont poussés à l’extrême ? Quand on passe de l’abstrait au concret, de l’idée à l’acte ? C’est la question centrale du livre. Il y avait quelque chose d’expérimental dans ma démarche, peut-être : l’envie de découvrir comment traiter d’un sujet comme celui-là sans être racoleur.

 

C’est un texte avec une thématique des plus difficiles, avez-vous hésité à le faire publier ?

Pas du tout. Je préfère les livres difficiles aux livres inconséquents. Et puis, malgré l’étonnement de beaucoup de personnes, la littérature ado est une plateforme parfaite pour ce genre de thèmes. Il y a des livres extrêmement durs, bien plus que La pouilleuse, et depuis longtemps.  Essayez L’éclipse, de Robert Cormier. Un garçon, qui a le malheur de pouvoir se rendre invisible, est témoin de viols, d’inceste, de meurtre, dans les rues sordides de sa ville... ça date de 1988. Je n’étais même pas née.

 

Comment a-t-il été accueilli par les éditeurs et en particulier par Sarbacane qui a choisi de le publier ?

La pouilleuse a été incroyablement bien accueilli. Je l’ai envoyé à trois éditeurs, et les trois ont dit oui, à un jour d’intervalle. Sarbacane est une maison d’édition qui sait ce qu’elle fait en matière de récits courts, forts, difficiles : leur collection pour ados est moderne, brut de décoffrage et sans concessions. Je savais qu’ils n’allaient pas chercher à édulcorer mon texte.

 

Il y a toute une partie de l’histoire dont le lecteur n’est pas directement témoin et dont on ignore d’ailleurs ce qu’il s’est passé. Était-ce pour « adoucir » le côté violent du livre ou bien au contraire pour que le lecteur s’imagine le pire ?

C’est un choix, disons scénographique, que j’ai fait assez tard dans l’écriture du roman. Il devenait de plus en plus évident que l’histoire risquait de sombrer dans le voyeurisme si le narrateur restait sur place. Et puis, comme vous le suggérez, l’imagination du lecteur est beaucoup plus fertile quand elle a moins de détails sur lesquels s’appuyer. Cet interlude dans l’histoire est fortement inspiré par la nouvelle ‘Le cœur révélateur’, d’Edgar Poe. Dans la tête des deux personnages rongés par la culpabilité, les bruits venus de l’appartement du dessus sont assourdissants. Mais pour les voisins, qui de plus ont cultivé une espèce d’indifférence polie pour le reste du monde, ce n’est probablement ‘qu’un petit insecte’.

 

Quel était votre objectif, quel message souhaitiez-vous transmettre avec ce récit ?

Je préfère ne pas parler de ‘message’. Il y a beaucoup de choses dans ce roman, mais elles ne sont pas placées aussi stratégiquement que le terme ‘objectif’ le suggère. C’est plus un mélange de questions et d’idées : la lutte des classes, l’ennui des adolescents privilégiés, le racisme ordinaire, mais aussi la relation entre la vieillesse et la jeunesse, ces deux groupes aux marges de la société. Et enfin la question de la déshumanisation, qui peut prendre beaucoup de formes.

Partager cet article

13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 06:00

Un groupe de lycéens sèchent les cours lors d'un après-midi. Durant leur balade en ville, ils croisent, à l'arrière d'un groupe d'enfant, une petite fille noire avec des poux. Sans véritable raison, cela leur déplaît. Il la traite de pouilleuse et l'entraîne dans l'appartement de l'un d'entre eux. En quelques heures, ils vont franchir beaucoup de limites et rabaisser cette enfant à un rien ! Mais jusqu'où iront-ils ?

 

la-pouilleuse.gif

 

Voilà un roman des éditions Sarbacane qui a de quoi bouleverser, effrayer, choquer... Quand on tremble devant un film d'horreur, on est confronté à des monstres, du sang, des armes, ça se justifie. Ici, rien de tout ça, on est en plein dans l'humain ! L'auteure, Clémentine Beauvais, nous montre jusqu'où nous sommes capable d'aller, sans raison, juste parce que c'est une mauvaise journée, que certaines personnes sont là au mauvais moment, au mauvais endroit.

 

En lisant ce livre, j'ai été confronté à pas mal de sentiments mais c'est la honte qui l'emporte. Le talent de l'auteure, c'est d'être parvenu à nous raconter une histoire immonde en montrant à quel point ça pourrait être réel et commis par n'importe lequel d'entre nous.

 

Finalement, est-ce vraiment une fiction ? Combien de fois, des histoires de ce genre nous sont racontées aux informations ? Ce sont des dérapages, dont l'issue peut être fatale. Ce roman nous montre juste l'histoire de l'intérieur avec les bourreaux en première ligne. On a tous de quoi trembler avec ce livre !

 

Je ne peux pas dire que j'ai aimé ce livre, je ne crois pas que ce soit le genre de livre qui s'aime ! Par contre, ça donne à réfléchir et finalement, n'est-ce pas l'intérêt de la littérature ?

 

C'est un livre dur que l'éditeur conseille à partir de 14 ans, je dirais même un ou deux ans plus tôt avec un accompagnement, parce qu'un dérapage est très vite arrivé.

 

Ce roman fait parler, retrouvez les avis de Drawoua, Gabriel et Azilis.

 

Ça pourrait aussi vous plaire :

une ado en prisonl'affaire jennifer jonesla peau d'un autre

Partager cet article

Créer un blog gratuit sur overblog.com - Contact - CGU -