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Et des fois, rien, juste rien selon l'envie !

 

Mais pour encore plus d'actualités sur la littérature jeunesse ou sur le quotidien d'une blogueuse-maman-bibliothécaire-lectrice, c'est sur les réseaux sociaux et à la radio.



 

Sophie

Une Recherche Précise ?

Le blog dans et hors les murs...

Ce blog est né de deux bibliothécaires et mamans, Judith et Sophie (moi-même), férues de littérature jeunesse. De l’album au roman en passant par la BD et le documentaire, il y en a pour tous les âges de la naissance à l’adolescence et pour tous les goûts. Et comme le monde du livre est grand, on découvre parfois des portraits d’éditeurs et d’auteurs, ainsi que l’actualité de cet univers passionnant.


Pour savoir qui de Judith ou moi est l'auteur d'un article, il suffit de regarder tout en bas de celui-ci, juste avant le lien pour les commentaires.

 

Vous pouvez aussi me retrouver sous le pseudo, SophieLJ, sur les blogs, forums... Et sur le blog collectif À l'ombre du grand arbre auquel je participe.

 

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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 06:00

Ce qu'ils n'ont pas pu nous prendre

Ruta Sepetys

Gallimard jeunesse, 2011

 

Lina est une jeune lituanienne de 15 ans qui va être déportée vers l'est avec sa mère et son frère en 1941. Leur vie va basculer quand ils vont se retrouver enfermés dans un wagon à bestiaux avec bien d'autres personnes comme eux, pendant plusieurs semaines. Suivra ensuite de longs mois dans un camp de Sibérie où Lina fera la rencontre d'Andrius. Peu de place pour une histoire d'amour dans ce roman tristement réel mais ce sont pourtant les prémices de cela qui va se vivre entre eux, tous les deux portés par leur envie de résister à cette violence et de croire encore à une vie ailleurs...

 

 

On connait des romans sur ce qu'on vécu les juifs à cette même époque mais beaucoup moins sur ce qui se jouait plus à l'est jusqu'en Russie. Les parcours des uns et des autres sont malheureusement assez semblables : cruauté, insalubrité, maladies, travaux forcés, morts, violence et j'en passe. C'est un roman dur que nous propose Ruta Sepetys mais en même temps, et ce dès le titre, elle le veut aussi comme un message d'espoir.

Ce qu'ils n'ont pas pu nous prendre induit tout de suite que Staline et ses camps n'ont pas gagné. Que même en prenant beaucoup, il restait encore assez pour l'espoir, l'amour et la vie. Lina est une jeune fille impressionnante. Passionnée par le dessin, on sent très vite son âme de résistante qui lui donnera la force de vivre même si elle est contrainte de subir l'horreur. Les personnages sont nombreux mais tous bien développés à leur niveau. On voit les réactions différentes, les caractères et les parcours qui se construisent pour survivre comme on peut. Et puis on voit les sacrifices que chacun fera sur son confort, sur sa vie, sur ses principes. Tout n'est pas noir ou blanc dans ce genre d'histoire et j'ai aimé que ça ressorte dans ce texte.

 

C'est aussi un livre qui questionne sur l'actualité. Tout le monde semble d'accord sur le fait que ce genre de camp ne peut plus exister et pourtant n'est-on pas en train de reproduire des choses trop proches avec des gens qui demandent de l'aide ? C'est toujours bon de regarder derrière pour ne pas reproduire les erreurs du passé...

 

Un livre à lire pour mieux connaître ces vies détruites et garder l'espoir que Lina nous offre !

 

Retrouvez les avis de Bouma et Alice.

 

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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 06:00

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Rachel Corenblit

Actes Sud Junior, 2015

 

Ça y est, elle y est. Si elle veut changer d'avis, c'est maintenant. Après, il sera trop tard, les chiffres seront gravés à jamais sur sa peau. Et elle les veut, pour se souvenir de sa grand-mère qui a connu l'enfer et la mort, mais qui en est revenue.

 

 

Vous l'aurez peut-être compris, ces chiffres représentent ces numéros qui étaient tatoués sur les millions de juifs déportés pendant la seconde guerre mondiale. Elsa les a vus toute son enfance sur le bras de sa grand-mère, sans qu'on lui explique de quoi il s'agissait. Elle l'a découvert seule, au beau milieu d'un cours d'histoire et enfin on lui a raconté l'horreur, la peur, la mort... Alors que sa grand-mère a maintenant tout oublié, Elsa veut se souvenir et pour ça, elle aura à son tour ces chiffres sur sa peau à l'encre indélébile.

Comme toujours dans la collection D'une seule voix, on lit ce texte d'une traite, d'un souffle. Les phrases sont saccadées, pleine d'énergie et d'émotions. Le propos est lourd et même si on la connait tous cette histoire, c'est toujours fort de lire cela rapporté à une personne ou un personnage.

 

Un roman intense sur ce passé qu'il est encore temps de partager avec nos ancêtres toujours là.

 

Retrouvez l'avis de Pépita et de Bob et Jean-Michel.

 

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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 06:00

Le casque d'Opapi

Géraldine Elschner et Fred Sochard

L'élan vert, 2014

 

Un enfant découvre un casque de soldat enterré chez son grand-père. Il va alors lui raconter l'histoire de ses arrière-arrière-grands-pères qui ont fait la guerre en 14-18 chacun d'un côté de la frontière, chacun dans un camp. Il va lui transmettre ce qu'on lui a certainement raconté des années plus tôt : le départ douloureux, les tranchées, les batailles, et puis les hommes et la terre dévastée...

 

 

Cet album de la collection "Pont des arts" chez L'élan vert s'inspire du tableau La partie de cartes de Fernand Léger. Fred Sochard cherche à retranscrire progressivement le style de ces hommes robotisés, dont la guerre a détruit l'âme et l'humanité. Et il y arrive parfaitement. On ne tombe pas violemment dans l'horreur des tranchées, cela se fait par étapes, petit à petit, avant le vide de la fin de la guerre.

Le texte fonctionne de la même manière. Le grand-père évoque les différentes étapes du départ à la guerre au retour, transformé. Une double page suffit à chaque fois pour capter la force des choses.

 

C'est un bel album, très coloré pour le présent, très gris pour le passé, qui offre une belle approche de la première guerre mondiale et qui, surtout, invite à la transmission, pour ne pas oublier.

 

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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 05:00

En 1964, Bibow Bradley est un jeune homme recruté pour partir en guerre au Vietnam. Comme son père en Corée ou son grand-père en Normandie, il devrait revenir avec une jambe, un œil ou tout autre membre en moins. Mais c'est sans compter sur son étrange don : Bibow n'a peur de rien.

Quand les autorités le comprennent, il devient très utile à la CIA pour mener diverses actions secrètes chez les communistes, les hippies...

 

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Mes dernières lectures d'Axl Cendres m'avaient beaucoup plu alors je n'en attendais pas moins de ce nouveau roman publié dans la collection Exprim' chez Sarbacane. Malheureusement, j'ai été un peu déçue de ce livre.

 

Ce roman explore la vie américaine des années 1960, les conditions des soldats pendant la guerre du Vietnam et les éventuels missions cachées de la CIA. Un programme intéressant mais trop survolé à mon goût dans ces quelques 200 pages.

Je n'ai pas réussi à m'impliquer vraiment dans cette histoire. Le personnage de Bibow n'est pas le genre à qui ont peu vraiment s'identifier et j'ai commencé à l'apprécier uniquement à la fin quand on ressent plus son humanité.

 

Il faut quand même reconnaître à l'auteure son agréable style d'écriture car si je ne me suis pas plongée dans le récit, j'ai tout de même lu ce livre rapidement et assez facilement.

 

Voilà un bilan mitigé pour une histoire à fort potentiel qui se lit très bien mais qui reste trop en surface. Dommage !

 

Retrouvez l'avis de Stellabloggeuse, elle aussi partagée sur cette lecture.

 

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18 juillet 2012 3 18 /07 /juillet /2012 05:00

Toutes les grands-mères ont des choses à apprendre à leurs petits enfants. Cela passe par une recette de cuisine, le tricot, le jardinage... La grand-mère du narrateur, elle, chante le blues. Elle a découvert cette musique pendant la guerre, en compagnie d'un soldat américain nommé Budy Slim. Depuis, elle a appris à jouer de la guitare et à chanter le blues, qui fait partie intégrante de sa vie.

 

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Cet album des éditions du Rouergue raconte avant tout une histoire d'amour : celle de la grand-mère du narrateur et de Budy Slim. Cet amour est symbolisé par le blues qui met en avant leurs émotions. Le texte de Simon Martin est emprunt de poésie et de douceur avec, en même temps, cette force qui ressort du blues.

 

Les illustrations de Bertrand Dubois sont très originales. Il superpose différents papiers pour représenter les différents éléments de l'image, avant d'appliquer la couleur. Particulièrement fournies, les illustrations donnent une palette importante d'informations. Celles-ci complètent les non-dits de l'histoire et donnent vie à l'ambiance blues du texte.

 

Le texte est assez conséquent, les illustrations un peu complexes et les thématiques du blues et de la guerre pas forcément évidentes pour les enfants, ce qui me fait dire que c'est un album à découvrir plutôt à partir de 7 ans. Il nécessite l'accompagnement d'un adulte pour discuter et répondre aux questions qu'il peut amener.

Cela n'enlève rien à la beauté de l'histoire qui séduira probablement d'abord les adultes qui auront envie de le partager avec les enfants ensuite.

 

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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 09:00

Tommo a dix-sept ans et cette nuit, il va nous raconter son histoire. Il veut se souvenir de son frère, de cette époque où chez eux dans leur famille, la vie était paisible malgré les tracas du quotidien. Parce que demain, rien ne sera plus comme avant.

 

Soldat Peaceful

 

À chaque début de chapitre, nous sommes au moment où Tommo raconte sa vie. Si on comprend vite que cette nuit sera importante, on ignore en quoi ! Alors on écoute ce jeune garçon pour comprendre son histoire.

 

Son récit commence un peu avant la première guerre mondiale en Angleterre. Tommo a deux frères : Charlie et Big Joe qui est handicapé. Ils viennent de perdre leur père dans un accident. Tommo se sent coupable, son père est mort en le sauvant mais il ne le dit à personne.

C'est avec se secret qu'il rentre dans la même école que son frère où il va faire la connaissance de Molly, une jeune fille qui deviendra leur amie. La vie est difficile mais la famille est soudée. Ensemble, ils font face au propriétaire de leur maison qui les menace d'exclusion et à Grand-Mère Loup qui ne les apprécie pas beaucoup. La vie se poursuit comme ça quelques années... jusqu'à l'arrivée de la guerre !

 

Michael Morpurgo nous offre un roman poignant et intense. L'histoire n'est pas seulement celle de la guerre, elle montre comment cet évènement est arrivé progressivement dans la vie des gens et de quelle manière elle a bouleversé leur quotidien. En suivant Tommo, on se retrouve plongé au cœur de ces moments qu'il a partagé avec son frère adulé. Il grandit sous nos yeux et on s'en rend compte dans son discours qui évolue au fur et à mesure de sa nuit de confessions.

 

Ce roman est triste, émouvant mais aussi révoltant car si ce n'est pas une histoire vraie, ça a été en partie celle de nombreux hommes pendant la guerre et c'est sur une note d'injustice qu'elle se termine. Heureusement, il reste un peu d'espoir, car si après cette nuit, tout sera différent, sa famille l'attend et compte sur lui.

 

Merci à Livraddict et Gallimard jeunesse qui ont permis ce partenariat.

 

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1 juillet 2009 3 01 /07 /juillet /2009 15:24
Be safe est un roman pour adolescents écrit par Xavier-Laurent Petit et publié à L'école des loisirs.
 
be safe
 
Oskar et Jeremy sont deux frères passionnés de musique. Ils rêvent de devenir des stars jusqu'au jour où Jeremy, suite au hasard d'une rencontre, s'engage dans l'armée. Oskar poursuivra dès lors sa vie d'adolescent, partagé entre son amour pour Marka, sa peur pour son frère parti à la guerre et les mensonges de sa famille.

Le narrateur est Oskar et à travers son discours, nous partageons ses sentiments. Par son langage et sa vie d'adolescent, les jeunes lecteurs se plongeront facilement dans cette histoire prenante et se reconnaitront dans les sentiments d'Oskar.

Xavier-Laurent Petit a écrit, ici, un roman ouvertement antimilitariste qui dénonce les procédés de recrutement des jeunes militaires et par la suite ce qu'on les amène à faire.

Ce roman a reçu plusieurs prix dont le Prix Ados 2009 d'Ille et Vilaine.

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