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Et des fois, rien, juste rien selon l'envie !

 

Mais pour encore plus d'actualités sur la littérature jeunesse ou sur le quotidien d'une blogueuse-maman-bibliothécaire-lectrice, c'est sur les réseaux sociaux et à la radio.



 

Sophie

Une Recherche Précise ?

Le blog dans et hors les murs...

Ce blog est né de deux bibliothécaires et mamans, Judith et Sophie (moi-même), férues de littérature jeunesse. De l’album au roman en passant par la BD et le documentaire, il y en a pour tous les âges de la naissance à l’adolescence et pour tous les goûts. Et comme le monde du livre est grand, on découvre parfois des portraits d’éditeurs et d’auteurs, ainsi que l’actualité de cet univers passionnant.


Pour savoir qui de Judith ou moi est l'auteur d'un article, il suffit de regarder tout en bas de celui-ci, juste avant le lien pour les commentaires.

 

Vous pouvez aussi me retrouver sous le pseudo, SophieLJ, sur les blogs, forums... Et sur le blog collectif À l'ombre du grand arbre auquel je participe.

 

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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 05:00

Le loup en slip

Wilfrid Lupano et Mayana Itoïz

Dargaud, 2016

 

Dans une forêt où toute la vie des animaux est rythmée par la peur du terrible loup, ce dernier va bouleverser toutes les certitudes. Que se passerait-il si le terrible grand méchant loup débarquait un jour... en slip ?

 

 

Dans cette histoire entre l'album et la bande-dessinée, on montre aux lecteurs comment certaines croyances et surtout certaines peurs peuvent être bien plus impressionnantes que la réalité. Dans cette forêt, tout le monde vit grâce à la peur du loup. Oui "grâce" car les boutiques et les journaux en ont fait leur fonds de commerce. Sauf que le jour où le loup déboule en slip et sans représenter la moindre menace, voilà les animaux totalement décontenancés !

 

Le message proposé par cette histoire n'est pas anodin et invite à la réflexion et à l'esprit critique sur la société actuelle. Quand on voit les vendeurs d'alarmes anti-loup ou les romans qui fleurissent sur les crimes du loup, cela ne peut que rappeler des faits bien plus réels.

 

Cet humour empreint de critiques sur le monde actuel, c'est la marque de fabrique de Lupano, auteur de la série de bandes-dessinées pour adultes Les vieux fourneaux, que je ne peux que vous conseiller. Ce livre et la série forment en réalité un tout puisque la dernière page de garde nous révèle le pont qui existe entre les deux.

Si le trait est en effet plus enfantin, la forme proche des premières BD et les couleurs plus présentes, le propos de la "culture de la peur" est néanmoins totalement universel et intergénérationnel.

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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 06:00

Une histoire sombre... très sombre

Ruth Brown

Gallimard jeunesse, 1983

 

Tout en répétition, on plonge petit à petit au cœur d'un château sombre... très sombre. Avec une phrase courte qui reprend toujours la même construction, l'auteure entretient un suspense qui parvient à faire son petit effet sur le lecteur.

Notre plongée au cœur de cet environnement sombre... très sombre interroge et la pression monte petit à petit sans savoir vers quoi on se dirige.

 

 

Les illustrations, même si le style a vieilli, remplissent parfaitement leur rôle. Il s'agit d'une succession de tableaux peints avec un certain réalisme. Tous sont bien sûr assez sombres avec une ambiance inquiétante comme y participe si bien le brouillard dehors, les toiles d'araignée ou encore ce chat noir que l'on suit au fil des pages.

Heureusement, la fin est un peu plus lumineuse mais le mystère et la peur qui s'immisce dans cette histoire ne semble pas pour autant totalement disparue.

 

Un album à lire avec les enfants qui aiment se faire peur !

 

Retrouvez l'avis de Bouma.

 

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27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 05:00

La grande inconnue

Pog et Maurèen Poignonec

Maison Eliza, 2016

 

La petite fille de cette histoire habite une maison en lisière de forêt. La frontière entre le jardin et la forêt est si mince que ni elle ni les animaux ne savent où commence l'un et où finit l'autre. Mais un jour, son papa décide de mettre une clôture pour protéger sa famille parce que chez eux, c'est chez eux. Cela n'empêchera pas la grande inconnue de passer et de s'inviter dans leur jardin...

 

 

Dans cette histoire, la grande inconnue comme on l'appelle est symbolisée par une sorte de girafe à pois et à poils longs. Cette grande inconnue est la représentation de tout ce qui peut nous faire peur parce qu'on ne le connait pas. Plus clairement, cette histoire a une forte résonance avec l'actualité sur Calais, les migrants et le mur censé tout résoudre.

La trame de cette histoire est vraiment proche de tout cela mais bien sûr on va plus loin. La petite fille se questionne et son papa aussi. Cette grande inconnue est-elle si dangereuse qu'on ne le dit ou peut-on apprendre à vivre autrement, à vivre avec ?

J'ai aimé les aquarelles de Maurèen Poignonec qui donnent une belle lumière à cette histoire. Les enfants ne percevront pas forcément l'actualité du texte mais les adultes probablement que si et ça donne une certaine tristesse et noirceur à une partie du texte qui ne l'est pas tant au premier degré. Les illustrations sont donc en contraste avec la lecture adulte du texte mais c'est rafraichissant et apaisant toutes ces belles couleurs.

 

Cet album livre un beau message d'espoir et de fraternité. Il dit surtout qu'on peut se tromper et revenir en arrière pour mieux accepter cette fameuse grande inconnue qui n'est pas si mauvaise qu'on le dit...

 

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7 juillet 2016 4 07 /07 /juillet /2016 05:00

Scritch scratch dip clapote !

Kitty Crowther

Pastel, 2002

 

La petite grenouille Jérôme a peur de la nuit. Aujourd'hui, il est particulièrement inquiet de l'étrange bruit qu'il entend. Après avoir été voir ses parents plusieurs fois sans être rassuré, c'est avec son papa qu'il va affronter sa peur et la vaincre !

 

 

Je ne m'attendais pas à autant de succès avec ce livre et Morgan (3,5 ans). J'ai bien vu dès la première lecture que les inquiétudes de cette petite grenouille lui parlaient, même s'il n'est pas spécialement terrifié par la nuit. Il s'est très vite reconnu dans le rituel du coucher et s'est pris de compassion pour Jérôme et ses peurs nocturnes. Le livre à peine terminé, il a fallu le relire, trois fois dans la même soirée et tous les soirs pendant quelques jours jusqu'à ce que je le rapporte à la bibliothèque.

Les illustrations alternent entre de petites vignettes pour les habitudes du soir et de plus grandes pour le reste de l'histoire. Le texte est écrit dessous dans le cadre blanc de l'image, ce qui évite que le noir des illustrations soit trop présent pour l'enfant.

J'aime bien le style de Kitty Crowther qui n'édulcore pas les images, elle ne craint pas d'effrayer ou d'inquiéter et c'est à mon avis ce qui percute si bien auprès des enfants car ça correspond à leur ressenti.

 

Voilà donc un album lu et approuvé par Morgan, j'espère qu'il aura autant de succès chez vous !

 

Retrouvez les avis de Bouma et Céline.

 

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16 juin 2016 4 16 /06 /juin /2016 05:00

La bulle

Timothée de Fombelle et Éloïse Scherrer

Gallimard jeunesse, 2015

 

Misha vit avec cette ombre au-dessus d'elle depuis longtemps. C'est une sorte de gros nuage qui s'accroche à elle sans qu'elle parvienne à s'en débarrasser. Jusqu'au jour où elle se décide enfin à l'affronter !

 

 

Waouh, quelle claque cet album de Timothée de Fombelle, plus connu pour ces romans jusque là. C'est une superbe métaphore sur les peurs et les angoisses qui peuvent nous suivre partout pendant des années avant qu'on se décide à les regarder en face et à les détruire de l'intérieur. Concrètement, c'est ce qui se passe dans ce voyage chevaleresque que va vivre Misha en pénétrant ce nuage qui la suit.

Les illustrations nous plongent aussi dans cet univers où une vaillante cavalière chevauche son fidèle destrier vers le combat qui l’opposera à ses peurs. Le style de Éloïse Scherrer m'a fait pensé à des illustrations de contes comme des peintures finement détaillées et encadrées avec soin.

 

C'est d'ailleurs de cela qu'il s'agit dans cette histoire : d'un conte comme ceux des siècles passés qui sous couvert de chevalier, de quête et de monstres aident les lecteurs à grandir et à évoluer.

 

Retrouvez l'avis de Pépita.

 

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4 mai 2016 3 04 /05 /mai /2016 05:00

Mes petites peurs

Jo Witek et Christine Roussey

La Martinière jeunesse, 2015

 

Les peurs enfantines, il y en a de nombreuses, et ce n'est pas cette petite fille qui vous dira le contraire puisqu'elle en a un tas (très gros et très vert). Peur de la nuit, du chien du voisin ou dans un manège, en voilà quelques-unes. Mais il y aussi celles qu'on aime bien comme pour Halloween ou celles qu'on peut consoler comme l'orage qui effraie la petite sœur. Ce qui est bien c'est que toutes ses peurs, elles diminuent au fur et à mesure qu'on grandit...

 

 

J'aime beaucoup la plume de Jo Witek que je connais pour ses romans pour adolescents qui peuvent eux aussi faire peur. C'est dans un tout autre genre qu'elle se montre dans ses albums comme celui-ci avec un style doux et rassurant. L'enfant est au cœur de l'histoire et il est maître de ses apprentissages. C'est par elle-même que cette petite fille va grandir en s'enrichissant de chaque expérience même si parfois c'est effrayant. Il y a juste ce qu'il faut d'humour pour dédramatiser les peurs enfantines et créer un contexte rassurant auquel les petits pourront se raccrocher.

Les illustrations aux crayons sont très belles avec un style épuré mis en valeur dans ce grand format carré. Les pages finement cartonnées rendent l'objet bien solide et renforcent les trous du livre qui permettent d'apercevoir des détails de la suite de l'histoire. C'est toujours pensé simplement mais efficacement même les couleurs ne sont pas abusives et donnent une douce légèreté à l'album.

 

Il existe plusieurs albums de ce duo qui fonctionne si bien, toujours construits de la même façon, et sur des sujets au cœur de l'enfance.

 

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19 janvier 2016 2 19 /01 /janvier /2016 06:00

La légende du chien noir

Levi Pinfold

Little urban, 2015

 

La famille Hope découvre un chien noir devant la maison. Ils sont fort inquiétés par cet intrus qui semble de plus en plus imposant et se réfugient sous les couvertures. Seule Petite, la benjamine de la famille n'est pas effrayé, elle va même se risquer à l'extérieur pour affronter la bête !

 

 

Il est très intéressant cet album, surtout pour les petits qui apprécieront de se faire peur (qu'on se rassure, tout termine pour le mieux). Le rapport au chien est assez surprenant car plus celui qui l'observe par la fenêtre est petit, plus le chien semble énorme : une jolie référence à toutes ces choses qu'on se souvient gigantesque et qui se révèle pas si grande quand on les revoit adulte. Cette relation à la taille du chien va d'ailleurs avoir encore son importance dans le dénouement de l'histoire. Bref, géant, grand, petit ou gentil, méchant, on ne s'est plus trop et c'est tout l'intérêt. Cette histoire rappelle aussi celle des rumeurs, qui enflent, qui enflent avant de disparaître.

En ce qui concerne les illustrations, on est dans un style un peu vieillot qui m'a rappelé les illustrations d'il y a 20 ans. Mais on distingue aussi le travail et le soucis du détail dans ces images. On trouve deux types de dessins : des grands formats en couleurs et de petites vignettes en sépia. Voilà un ensemble qui participe au côté effrayant de cette histoire et que j'ai particulièrement aimé car ça crée une véritable ambiance.

 

J'ai testé cet album avec Morgan, 3 ans, ne sachant pas trop comment il allait percevoir cette histoire et ces images, lui qui commence tout juste à sortir de sa période "peur des monstres", mais on est testeur de livres ou on ne l'est pas ! Sans grande surprise, il a assez vite perçu les détails inquiétants : les expressions des personnages, l’œil jaune à la fenêtre, et la fameuse double page du face à face entre l'énorme chien noir (pas si effrayant quand on regarde bien) et Petite. D'ailleurs il a fermé les yeux, c'est notre petite technique face à ce qui fait un peu peur !

Rassurez-vous, il n'est pas sorti de cette lecture terrorisé ! Il a très bien compris la fin et si le chien noir qui regarde à la fenêtre l'a visiblement marqué (on y a le droit à chaque fois qu'on croise un chien noir), il n'en a pas peur pour autant.

 

En tout cas, ce livre est un chouette album qui vaut le coup d’œil !

 

Retrouvez l'avis de Dorot'.

 

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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 06:00

... qui a toujours la trouille !

 

Zazouille est une petite grenouille très trouillarde. Elle a peur des chatouilles, de la ratatouille, de la pluie qui mouille et même des papouilles ! Heureusement, la fée Joliebouille va venir la soigner grâce à un sort magique.

 

zazouille.gif

 

Le texte de cet album, publié chez Éveil et découvertes, est écrit par Nathalie Dujardin. Il rime en "ouille" du début à la fin ce qui le rend, disons-le, un peu répétitif par moment, mais aussi très musical pour les oreilles des enfants.

 

Les illustrations, toujours en pleine page à droite, sont très colorées. Marie Morey a choisi des couleurs vives mais vraiment jolies. De plus, on distingue un peu les textures des papiers qu'elle a découpés et superposés pour réaliser les différentes formes.

 

Je pense que c'est dû aux couleurs et au grand format du livre (et donc des illustrations) mais mon petit garçon (presque 3 mois) a été captivé par ce livre.

C'est donc un livre qui traversera l'enfance puisque la collection Mini-Rimes se destine au départ à des enfants de maternelle et CP pour le jeu avec les sons.

 

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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 05:00

Sur le nez ! Un livre à taper, de Antonin Louchard, éditions Thierry Magnier, collection Tête de lard.

 

Sur-le-nez--.gif

 

Ceux qui connaissent Antonin Louchard savent qu'il est un auteur assez fécond (au niveau littéraire j'entends !) et surtout très créatif. J'ai choisi cet album au hasard et je n'ai pas été déçue.

On retrouve une grande inventivité qui fait la force de ses albums. Cette fois, c'est l'histoire d'un enfant, représenté par un lapin mais ça pourrait aussi être un hamster, puisqu'il vit dans une maison d'homme ! Cet enfant est bien embêté parce qu'il a envie de faire pipi en pleine nuit... Le problème c'est que la route jusqu'aux toilettes est semée d'embûches ! ! D'abord une énorme araignée (c'est forcément énorme, non ?), puis le père fouettard, une sorcière, etc. Bref, la somme de toutes les peurs enfantines réunit dans un seul petit album. Il y a de quoi avoir peur.

Heureusement, l'auteur a une astuce pour se débarrasser d'eux : leur taper sur le nez ! Et voilà comment naît le premier livre à taper.

 

Visuellement cela fonctionne très bien, avec des couleurs très sombres, grises où ne percent que quelques taches de couleurs qui rendent le tout plus effrayant encore. Le texte est novateur également puisqu'il s'agit de vraies petites poésies :

"Je devais pour me soulager,

me rendre

jusqu'au cabinets.

Mais l'araignée,

sur le plancher,

était venue

pour me piquer."

Cela apporte une certaine distance par rapport à la situation, une dose d'auto-dérision bienvenue, cela donne du rythme, très appréciable quand on lit à haute voix, et puis cela fait découvrir aux enfants une autre façon d'écrire, des tournures de phrases et un vocabulaire différents et donc enrichissants.

 

Je vous recommande donc chaudement ce petit album cartonné, à taper avec ou sans modération (j'utilise mon index, je trouve le poing un peu brutal !).

 

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Cap ou pas cap le cauchemar peur du noir

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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 05:00

Malika Doray est une auteure et illustratrice importante de la littérature jeunesse contemporaine. Je le savais mais je n'avais pas encore pris trop le temps de me plonger dans ses livres, c'est maintenant chose faite...

 

Dans cet album cartonné au format à l'italienne, publié à l'école des loisirs, Malika Doray confronte son petit personnage à l'absence d'un proche, en l'occurrence son papa et sa maman. Malgré la difficulté, cette épreuve n'est pas insurmontable grâce à la présence de plusieurs animaux...

 

si un jour

 

Ce livre destiné aux enfants dès 2 ans possède très peu de texte. Quelques mots seulement sur chaque double-page suffisent à montrer l'inquiétude de l'absence au début puis la confiance envers les animaux protecteurs ensuite. Ceux-ci représentent en fait tous les doudous que trouvera l'enfant quand ses parents ne sont pas à côté de lui et avec lesquels il pourra imaginer son monde.

 

Les illustrations sont très simples et pleine de tendresse. Sur un fond blanc, le petit personnage au regard inquiet est d'abord seul puis entouré de chacun de ses amis.

 

Avec douceur, Malika Doray aborde la peur de l'abandon et termine son histoire en montrant que parfois, un peu de solitude, permet aussi de grandir.

 

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