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Lundi : les extras (jeux, films, revues, applications, prix, concours...) toujours pour les enfants
Du mardi au vendredi : des chroniques pour les petits enfants et les grands ados
Samedi : les sélections sur un thème d'actualité ou pas

 

Et des fois, rien, juste rien selon l'envie !

 

Mais pour encore plus d'actualités sur la littérature jeunesse ou sur le quotidien d'une blogueuse-maman-bibliothécaire-lectrice, c'est sur les réseaux sociaux et à la radio.



 

Sophie

Une Recherche Précise ?

Le blog dans et hors les murs...

Ce blog est né de deux bibliothécaires et mamans, Judith et Sophie (moi-même), férues de littérature jeunesse. De l’album au roman en passant par la BD et le documentaire, il y en a pour tous les âges de la naissance à l’adolescence et pour tous les goûts. Et comme le monde du livre est grand, on découvre parfois des portraits d’éditeurs et d’auteurs, ainsi que l’actualité de cet univers passionnant.


Pour savoir qui de Judith ou moi est l'auteur d'un article, il suffit de regarder tout en bas de celui-ci, juste avant le lien pour les commentaires.

 

Vous pouvez aussi me retrouver sous le pseudo, SophieLJ, sur les blogs, forums... Et sur le blog collectif À l'ombre du grand arbre auquel je participe.

 

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La bannière du blog a été réalisée par Anbleizdu.

Au quotidien...

Actualités au quotidien, informations, photos, concours des éditeurs et des blogueurs...
 
14 avril 2017 5 14 /04 /avril /2017 05:00

Celle dont j’ai toujours rêvé

Meredith Russo

Pocket jeunesse, 2017

 

Amanda emménage chez son père, séparé de sa mère depuis plusieurs années, afin de commencer une nouvelle vie pour sa dernière année de lycée. Tout commence plutôt bien, elle se fait vite des amies et sa popularité n’est plus à prouver. Elle rencontre aussi Grant, le premier garçon dont elle tombe amoureuse. Tout serait parfait si elle n’était pas inquiète à l’idée de se révéler dans cette nouvelle vie… Car Amanda cache un secret : avant elle s’appelait Andrew.

 

 

Des romans sur des adolescents transgenres, vous n’en trouverez pas beaucoup. Celui-ci est un récit vraiment formidable pour découvrir ce que vivent les personnes trans. On est bien loin des clichés et on constate très vite qu’Amanda n’aspire qu’à une vie tranquille avec ce corps qu’elle aime enfin. En fait, comme tout l’entourage d’Amanda, si on ne connaissait pas son secret, on ne verrait qu’une adolescente normale. Les retours en arrière permettent aux lecteurs de mieux comprendre ce qu’elle a vécu et particulièrement cette sensation de ne pas être née dans le bon corps. Devenir une fille pour un garçon ou vice-versa, n’est pas juste une envie de changer de sexe, c’est une volonté d’être enfin soi-même. Amanda le dit plusieurs fois, c’est une fille née dans un corps de garçon. C’est cet aspect psychologique qui est intéressant dans ce roman sensible et sincère. Sincérité qui vient sûrement du fait que l’auteure est elle-même une personne trans et qu’elle s’est inspirée de sa propre expérience.

 

En même temps, on constate qu’Amanda n’est pas un modèle de personne trans. Son histoire est romancée et comme le note l’auteure à la fin du livre, c’est un personnage normalisé : elle est hétéro, son corps est très féminin, les gens ne se questionnent pas une seconde sur son genre et elle a pu bénéficier d’une transformation peut-être trop onéreuse pour une adolescente et sa famille dans la vie réelle. Amanda est donc une sorte de trans idéale pour l’histoire mais ça ne retire rien à la véracité de son parcours et à tout ce qu’on apprend sur la psychologie en matière de transsexualité.

 

Un roman à découvrir pour s’ouvrir sur ces gens et sortir des clichés.

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31 mars 2017 5 31 /03 /mars /2017 05:00

Tu ne sais rien de l'amour

Mikaël Ollivier

Thierry Magnier, 2016

 

Quand Nicolas reçoit un mail de sa mère avec pour objet "Ce qu'il vous faut savoir" et en copie Malina qu'il connait depuis toujours, il ne peut s'empêcher de replonger dans ses souvenirs d'enfance et d'adolescence.

Malina, il la connait depuis qu'il est petit. Ils ont toujours été amis et assez jeunes, ils sont devenus bien plus. Vivant pendant plusieurs années sous le même toit, partageant la même chambre et faisant l'admiration de leur entourage pour qui ils étaient Les amoureux.

Mais cette histoire a aussi été le point de départ de bien des questions pour Nicolas : l'amour, la famille, la maladie, ce qu'il voulait faire de sa vie... C'est tout cela qu'il nous révèle par épisode en naviguant entre son passé et cette nuit-là où il ne peut plus dormir à cause de ce courrier qu'il ne veut pas ouvrir, pas maintenant...

 

 

Voilà un roman qui m'a laissée assez songeuse du moins dans les premières pages. Avant d'entrer dans le fond du sujet que fut sa vie, Nicolas nous dépeint le décor : son histoire d'amour avec Malina. J'ai été assez mal à l'aise avec cela car c'est une histoire qui semble s'être construite à l'insu de Nicolas. En fait, en ouvrant le livre je m'attendais à une histoire d'amour bien différente car le fait que ce soit raconté par le Nicolas d'une vingtaine d'années qui revoie son passé n'a rien à voir avec ce que ça aurait été si on le vivait en même temps que lui. Là où j'ai eu du mal avec cette histoire c'est que Nicolas et Mélina la vivent très jeunes alors qu'ils habitent sous le même toit et qu'ils partagent la même chambre. Les adultes sont tous plutôt admiratifs de leur histoire et personne, encore moins leurs parents, ne semblent voir quoique ce soit de malsain là-dedans.

Heureusement, comme je le disais plus haut, cette histoire d'amour devient peu à peu un décor et on est absorbé par d'autres préoccupations concernant Nicolas : maladie, secret de famille... Malgré tout, ce "décor" est loin d'être anodin et va se révéler bien différent de ce qu'on imagine au point de dépasser largement le jeune couple.

 

Finalement avec ce roman, on se rapproche plus du thriller psychologique que de l'histoire à l'eau de rose, en tout cas je l'ai ressenti comme ça avec une pression qui monte de page en page quand on voit l'évolution de la vie de Nicolas et surtout cette révélation par mail qui l'attend nous attend jusqu'à la fin pour boucler la boucle et nous laisser stupéfait !

 

Un roman accrocheur que je vous recommande et qui vous fera voir le sens de la vie, et de l'amour, autrement !

 

Retrouvez l'avis de Pépita et la lecture commune À l'ombre du grand arbre.

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24 mars 2017 5 24 /03 /mars /2017 06:00

Ma fugue chez moi

Coline Pierré

Rouergue, 2016

 

Anouk, 14 ans, ne supporte plus le collège. Sa meilleure et seule amie s'est détournée d'elle pour passer du côté des commères moqueuses alors voilà qu'elle se retrouve seule. Chez elle, ce n'est guère mieux avec un père qui fait ce qu'il peut pour élever ses deux filles et une mère quasi inexistante qui ne fait que passer deux ou trois fois dans l'année entre deux missions pour son travail. Alors un jour, Anouck décide de fuguer mais il ne lui faudra que quelques heures pour comprendre les difficultés de la vie en fuite. La solution, fuguer chez elle en se cachant dans le grenier...

 

 

Vous l'aurez compris, ce roman est assez original. Raconter la fugue d'une ado c'est une chose mais quand celle-ci se déroule sous son propre toit, c'est assez surprenant mais néanmoins plutôt bien mené. Anouck va donc vivre une fugue assez particulière car quand le classique du genre permet de se débrouiller et de se retrouver seule, celle-ci va être un peu différente. Anouck a presque tout le confort et n'a plus qu'à utiliser la maison quand son père et sa sœur sont absents, sans laisser de traces ce qui n'est pas forcément évident. Elle est bien seule et amenée à réfléchir sur elle-même et sur sa vie, point qui semblait nécessaire pour la jeune fille. Cette fugue à l'avantage de ne pas présenter les dangers d'une fugue en pleine nature, c'est d'ailleurs en partie ce qui l'a conduit à rentrer chez elle : la peur de dormir dehors, des autres... Mais ce qu'il y a en plus dans cette fugue, et c'est ce qui va apporter une dimension supplémentaire à ses réflexions, c'est qu'elle continue à suivre la vie de sa famille. Vivant juste au dessus d'eux, elle va assister à leurs réactions, aux recherches pour la retrouver, elle saura tout ou presque sur ce que provoque sa fuite.

 

C'est intéressant cette approche car le lecteur se place des deux côtés : celui d'Anouck et celui de sa famille, tout en ayant uniquement le point de vue de l'adolescente. C'est parfois assez difficile d'ailleurs car on comprend son besoin de fuite et de solitude et en même temps, on se met à sa place devant le désarroi de ses proches. Et puis surtout, on attend le dénouement et les réactions qu'il va susciter car si une fugue au loin peut s'éterniser, là on se doute que ce n'est qu'une question de jours.

 

Un roman court avec une approche particulière qui montre le besoin de solitude (d'une bonne solitude) dont peuvent avoir besoin les ados pour se trouver eux-même. J'ai d'ailleurs beaucoup aimé le bilan que fait Anouck de sa fugue qui se résume à cette phrase :

L'humanité tout entière passe son temps à s'enfuir.
Je crois que c'est le cours normal des choses.

 

Retrouvez l'avis de Pépita.

 

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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 06:00

Ce qu'ils n'ont pas pu nous prendre

Ruta Sepetys

Gallimard jeunesse, 2011

 

Lina est une jeune lituanienne de 15 ans qui va être déportée vers l'est avec sa mère et son frère en 1941. Leur vie va basculer quand ils vont se retrouver enfermés dans un wagon à bestiaux avec bien d'autres personnes comme eux, pendant plusieurs semaines. Suivra ensuite de longs mois dans un camp de Sibérie où Lina fera la rencontre d'Andrius. Peu de place pour une histoire d'amour dans ce roman tristement réel mais ce sont pourtant les prémices de cela qui va se vivre entre eux, tous les deux portés par leur envie de résister à cette violence et de croire encore à une vie ailleurs...

 

 

On connait des romans sur ce qu'on vécu les juifs à cette même époque mais beaucoup moins sur ce qui se jouait plus à l'est jusqu'en Russie. Les parcours des uns et des autres sont malheureusement assez semblables : cruauté, insalubrité, maladies, travaux forcés, morts, violence et j'en passe. C'est un roman dur que nous propose Ruta Sepetys mais en même temps, et ce dès le titre, elle le veut aussi comme un message d'espoir.

Ce qu'ils n'ont pas pu nous prendre induit tout de suite que Staline et ses camps n'ont pas gagné. Que même en prenant beaucoup, il restait encore assez pour l'espoir, l'amour et la vie. Lina est une jeune fille impressionnante. Passionnée par le dessin, on sent très vite son âme de résistante qui lui donnera la force de vivre même si elle est contrainte de subir l'horreur. Les personnages sont nombreux mais tous bien développés à leur niveau. On voit les réactions différentes, les caractères et les parcours qui se construisent pour survivre comme on peut. Et puis on voit les sacrifices que chacun fera sur son confort, sur sa vie, sur ses principes. Tout n'est pas noir ou blanc dans ce genre d'histoire et j'ai aimé que ça ressorte dans ce texte.

 

C'est aussi un livre qui questionne sur l'actualité. Tout le monde semble d'accord sur le fait que ce genre de camp ne peut plus exister et pourtant n'est-on pas en train de reproduire des choses trop proches avec des gens qui demandent de l'aide ? C'est toujours bon de regarder derrière pour ne pas reproduire les erreurs du passé...

 

Un livre à lire pour mieux connaître ces vies détruites et garder l'espoir que Lina nous offre !

 

Retrouvez les avis de Bouma et Alice.

 

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10 mars 2017 5 10 /03 /mars /2017 06:00

Nos âmes rebelles

Samantha Bailly

Rageot,  2016

 

Ça y est, c'est l'année de la terminale et du bac pour Sonia et Lou. Les deux amies qui se sont rencontrées sur internet ont créé un blog BD : la première au texte et la seconde au dessin, pour montrer leur quotidien de lycéennes. À cette année qui s'annonce chargée côté scolaire vont venir s'ajouter de nombreux projets : un roman pour l'une, le concours d'entrée à l'école des Gobelins pour l'autre et bien sûr des histoires d'amour et d'amitié...

 

 

Dès la couverture, je m'attendais à rentrer dans un roman girly mais la mention du blog BD a largement attiré mon attention. Finalement, je dois avouer que j'ai été un peu déçue par ce roman.

 

C'est un roman qui se lit très bien et j'ai apprécié qu'on alterne les points de vue de Sonia et de Lou au fil des mois de leur année scolaire. Les deux jeunes filles ne vivent pas du tout dans la même ville (une en Normandie et l'autre à Angoulême) mais elles sont très proches via les réseaux ce qui rend leur amitié tout à fait envisageable malgré la distance. Suivre leur quotidien est donc un bon point pour le roman qui aborde en plus des thématiques intéressantes : l'amitié, l'amour, l'homosexualité, la réflexion sur les études à venir, la préparation du bac, le blog, la famille... En plus les deux amies sont très différentes l'une de l'autre donc cela évite une redondance : Sonia est à l'aise avec les autres et très portée sur les garçons, Lou est plus réservée et solitaire.

 

Malgré tout, j'ai trouvé qu'il y avait quelques problèmes dans ce roman. Déjà, l'année passe très vite et l'auteure à l'habitude de nous couper dans notre élan en faisant des ellipses parfois frustrantes. En gros, Lou et Sonia ont chacune un chapitre, souvent centré autour d'un sujet/évènement, par mois. Sauf que certaines choses mériteraient d'être plus développées.

Une autre chose qui m'a gêné, c'est cette histoire de blog. Elles sont censées le faire à deux (une au texte, l'autre aux illustrations) sauf que Lou est la seule à nous en parler. Sonia est très investie sur son projet de roman, du coup le blog avance mais on ne voit pas son implication.
Autre incohérence, les week-ends que Sonia va passer à Paris à deux mois du bac. D'accord, elle travaille en semaine et ses parents sont très cools mais de là à faire le trajet chaque week-end, et visiblement sans interrogation parentale à ce sujet, à cette période de l'année, c'est un peu gros. Et non, ce n'est pas pour réviser qu'elle y va...

 

Quant au titre, pour le côté rebelle, on repassera ! C'est justifié à la fin d'une façon assez peu convaincante alors que ces deux lycéennes sont finalement assez commune avec leur vie et leur passion et c'est très bien comme ça.

 

Dans ce roman, les relations entre les personnages sont intéressantes. J'ai particulièrement aimé l'amitié entre Sonia et Matthieu qui aurait mérité d'être encore plus présente, je trouve, surtout à la fin. Les sujets abordés sont très bien vus également et font sans problème écho au quotidien des ados, je pense. C'est le traitement de tout ça qui manque de profondeur et de logique.

Un roman qui se lit bien, qui plaira sûrement aux ados mais qui manque de quelque chose.

 

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17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 06:00

Les valises

Sève Laurent-Fajal

Gallimard jeunesse, 2016

 

Nous sommes en 1982, Sarah n'est pas enchantée de partir en voyage scolaire avec sa classe. En froid avec sa meilleure amie, elle se retrouve seule dans le bus pendant que Josy semble bien s'amuser avec la bande de ce frimeur de Jérémy. Mais une fois arrivée à Auschwitz, Sarah va ressentir le désir fort de découvrir ses propres origines qu'elle ressent liées de près ou de loin à ce lieu.

Vivant seule avec sa mère, elle va se décider trop tard à lui poser des questions sur sa famille et son père. En effet, celle-ci va se retrouver dans le coma suite à un accident, Sarah devra alors se débrouiller pour enquêter sur sa famille et les premières années de sa propre vie.

 

 

J'ai beaucoup aimé lire ce roman. Nous sommes au début des années 1980 et pourtant seuls quelques détails nous le rappellent de temps en temps. Sarah est une adolescente comme pourrait l'être une jeune fille d'aujourd'hui dans la même situation. Comme le montre la couverture avec les trois pictogrammes dessinés sur la buée d'une vitre, toute cette histoire va se jouer avec trois éléments importants : une histoire d'amour pas toujours facile, une correspondance mystérieuse et des origines juives.

 

Tout est réuni pour faire de ce roman une histoire palpitante et particulièrement prenante. L'histoire d'amour est bien menée sans jamais être "guimauve rose", l'enquête sur sa famille est passionnante et on se met facilement à la place de Sarah car nous aussi on veut comprendre, quant à l'histoire autour des juifs c'est là aussi juste ce qu'il faut d'assez subtil pour ne pas être dans un roman historique tout en ressentant toute la force des émotions de cette époque.

 

J'ai donc été conquise par ce roman que je n'ai pas lâché et que je vous recommande chaudement. En plus, c'est le premier roman de Sève Laurent-Fajal ! Si vous voulez en savoir plus, j'ai eu le plaisir de la recevoir à la radio dans deux émissions que vous pouvez réécouter ICI et .

 

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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 06:00

Dans les branches

Emmanuelle Maisonneuve

Graine 2, 2015

 

Mo est un collégien accro aux jeux vidéo. Il passe ses journées voire ses nuits à jouer et ce n'est pas sa mère, handicapée du dos suite à un accident qui va s'y opposer. Geek et solitaire, il préfère donc s'enfermer dans sa chambre que de se réjouir de la course d'orientation qui s'annonce au collège. Mais il n'aura pas le choix, il faudra y aller même à reculons. Ce que Mo n'avait pas prévu, c'était de se perdre dans les bois. Il n'avait pas prévu non plus de se blesser et d'être secouru par une étrange créature digne des trolls de ses jeux. Et pourtant, c'est ce qui va se passer et ce qui va changer sa vie à jamais...

 

 

J'ai ouvert ce roman sans m'attendre à grand chose. Il fait partie du Prix Ados d'Ille et Vilaine cette année donc je me suis dit que ça devait quand même valoir le coup. Je ne savais même pas que Graine 2 (maison d'édition plus connue pour ses guides de voyage) proposait des romans. Quant à Emmanuelle Maisonneuve, je ne la connaissais pas plus. Bref, c'était l'inconnu total et je l'avoue j'étais pas plus emballé que ça. Quelle erreur !

 

Tout commence comme beaucoup de romans fantastiques : un héros solitaire, pas orphelin mais avec une vie de famille pas simple et un évènement déclencheur d'une nouvelle réalité. Pour moi, aucun doute, je commençais un livre du genre. Et là surprise, il se pourrait que le troll qui a sauvé Mo n'en est pas un et qu'en fait nous sommes dans un monde tout ce qu'il y a de plus classique. Je ne peux pas vous en dire plus sur cette créature mais il ne faut pas toujours se fier aux apparences.

Très vite, on quitte donc le monde imaginaire que l'on avait à peine effleuré et on démarre une quête initiatique et une relation qu'on ne soupçonnait pas possible dans les premières pages. Mo va découvrir au côté de cette créature toute une part de lui-même qu'il ne connaissait pas et que le lecteur ne pouvait pas deviner.

La forêt et la montagne font le décor de ce récit poignant, touchant et captivant. Mo qui était assez têtu et fermé comme garçon devient attachant et son évolution se fait avec une justesse impressionnante. Ça se fait comme ça, sous nos yeux et je crois que nous aussi on change un peu à la lecture de ce livre. Personnellement, ça m'a donné une sacré envie d'aller m'asseoir en forêt et de regarder la nature défilée, comme ça, juste sans rien faire, en silence.

 

Mes mots me semblent un peu trop fades face à ce roman qui m'a complètement accroché. Je n'en attendait rien et pourtant ce fût une de ces lectures dont on sort un peu transformé. Comme Mo avec cette créature de la forêt, ma première impression était bien loin d'être la bonne alors quelque soit la vôtre en regardant ce livre, ouvrez-le !

 

Retrouvez l'avis de Bouma.

 

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13 janvier 2017 5 13 /01 /janvier /2017 06:00

Robin des graffs

Muriel Zürcher

Thierry Magnier, 2016

 

La nuit, Sam parcourt Paris à la recherche du mur qui accueillera un des dessins de son vieil imagier. Son objectif, faire un graff de chacun des animaux sur des bâtiments de la ville. Son activité suscite une grande agitation chez les policiers qui enquêtent sur cette affaire.
Un jour que Sam se faufile dans le commissariat pour suivre le déroulé de l'enquête, il se retrouve avec une jeune fugueuse de 5 ans, bien décidée à faire de lui sa nouvelle famille.

Voilà une rencontre qui va bouleverser tous ses plans et sa vie...

 

 

J'ai beaucoup aimé ce roman qui nous plonge au cœur des difficultés sociales d'aujourd'hui.

Sam est un jeune en difficulté qui est hébergé grâce à un contrat original avec une dame âgée. Il a pour habitude, en dehors de ses graffs, de chanter à une chorale de SDF qui se réunit à chaque décès d'un sans-abri.
À ses côtés, il y a Bonny, cette petite fille de 5 ans qui est prise en charge par l'ASE (aide sociale à l'enfance) et qui se cherche désespérément une nouvelle famille.

En face d'eux, il  a Nora Laval, la capitaine de police qui doit jongler entre les ordres de son supérieur, sa morale personnelle, son couple et son père. Et n'oublions pas la jeune recrue, Jordan El Lokhi, qui aura l'art d'agacer le lecteur de sa fierté outre mesure.

Ce cocktail de personnage rend le roman très prenant car chacun rempli son rôle à merveille. Petit coup de cœur pour la petite Bonny qui est une enfant impressionnante et pleine de ressources.
 

L'intrigue autour de la double enquête (les graffs et la disparition de la petite fille) est très bien menée. Les évènements s'enchaînent avec logique et le lecteur est tenu en haleine sur le devenir des personnages.

 

C'est un roman qui aurait presque mérité quelques illustrations pour les graffs qu'on imagine mais qu'on aimerait beaucoup voir en vrai ! Une lecture plaisante et attachante que je vous conseille.

 

Retrouvez l'avis de Alice.

 

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6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 06:00

Songe à la douceur

Clémentine Beauvais

Sarbacane, 2016

 

C'est l'histoire d'Eugène et Tatiana. Une histoire d'amour qui s'était finie avant même d'avoir commencée, au plein cœur de l'adolescence. Ça c'était il y a longtemps. Car ce jour, ce matin là où commence cette histoire, ils ont pris le même métro, sur la ligne 14...

 

 

C'est là que commence le roman et que recommence leur histoire. Enfin, si histoire il y a, ça il faudra le lire vous-même. Il faudra que vous ouvriez ce livre au doux titre de Songe à la douceur. Songe comme si tout n'était qu'un rêve ou comme si on nous invitait à y penser sérieusement à cette douceur qu'on oublie si facilement dans ce monde.

Quand le livre sera ouvert, il faudra constater que l'auteure s'est inspiré de Eugène Onéguine, un roman d'Alexandre Pouchkine de 1837. Soit cela vous parlera, soit comme moi vous attendrez de refermer le livre pour en savoir plus sur cette histoire qui en effet semble si proche de cet amour contemporain.

Mais avant ça, il faudra donc lire, s'habituer aux vers et à la mise en page bien loin de la norme éditoriale. Il faudra découvrir ces formes poétiques et littéraires aussi diverses que variées qui font cet objet de papier non identifié. Il faudra imaginer Clémentine Beauvais qui vous raconte cette histoire parce que oui elle est vraiment là, à vous parler à vous ou à ces personnages comme si c'était tout à fait normal.

 

Viendra ensuite le moment où il faudra refermer le livre avec un petit pincement au cœur. Celui où vous aurez la sensation d'avoir lu quelque chose de différent, d'original et d'osé. Je vous laisse le soin de choisir si vous avez aimez ou pas.

Une histoire de vie et d'amour, pas d'eau de rose pour autant, des sentiments forts et contradictoires. Moi, j'ai aimé, j'ai été transporté et je dis merci Clémentine Beauvais !

 

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4 novembre 2016 5 04 /11 /novembre /2016 06:00

L'anneau de Claddagh 1 : Seamrog

Béatrice Nicodème

Gulf stream, 2015

 

Irlande, comté de Galway, 1846.

Keira vit et travaille dans la maison des Winterbottom depuis toujours. Quand elle tombe amoureuse de Arthur Carmichael, fils d'un grand propriétaire anglais, ils vont commencer à envisager un avenir commun. Mais dans ce pays ravagé par la famine, Keira a besoin de temps pour accepter de tout quitter et ne peut s'empêcher de penser que tôt ou tard il pourrait préférer épouser une fille de son rang...

 

 

Difficile de résumer ce livre sans prendre cette histoire d'amour en point central, pourtant elle n'est qu'ébauchée dans ce premier tome. Ce livre est typiquement un livre d'introduction, parfois avec quelques longueurs, qui prend son temps pour mettre en place tout le contexte de la vie de Keira.

On y parle beaucoup des conditions difficiles dans lesquelles vivent les paysans : mauvaises récoltes, famine, maladies... On s'attarde aussi à montrer le décalage entre leur vie et celle des familles des lords anglais qui les dirigent. Et pour cause, le fossé entre ces deux mondes qui vivent sur les mêmes terres est énorme. Keira et sa mère jouent le rôle d'intermédiaire entre ces deux univers, ce qui nous permet de voir toutes cette différence de leur regard.

Comme je le disais, la romance entre Keira et Arthur n'a qu'une place secondaire dans ce premier livre. Même si elle est le fil conducteur de l'histoire, on comprend que ce sera plutôt dans les autres tomes qu'on la vivra pleinement... ou pas !

Une chose que j'ai apprécié dans cette histoire, c'est la légende de l'anneau de Claddagh. Légué par sa grand-mère, Keira porte cet anneau en collier et j'ai apprécié de le retrouver ici. Je connaissais déjà un peu l'histoire et la signification de ce bijou (cf une série bien connue où un bel ange ténébreux l'offre à son grand amour de tueuse) et c'était appréciable d'en apprendre un peu plus sur ce symbole d'amour, de loyauté et d'amitié qui guide Keira dans ses choix.

 

Ce roman est intéressant pour tout l'aspect historique de l'Irlande et de l'Angleterre qu'il met bien en scène. Malgré tout, l'histoire traîne un peu et même après la lecture, je ne sais pas trop vers quoi on se dirige : romance, aventure, magie, un autre aspect historique du monde ou peut-être un peu de tout ça... À suivre dans les tomes 2 et 3. Une petite remarque d'ailleurs, j'ai trouvé assez sympa qu'en superposant les 3 tomes, on puisse découvrir le personnage de Keira en entier.


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