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Et des fois, rien, juste rien selon l'envie !

 

Mais pour encore plus d'actualités sur la littérature jeunesse ou sur le quotidien d'une blogueuse-maman-bibliothécaire-lectrice, c'est sur les réseaux sociaux et à la radio.



 

Sophie

Une Recherche Précise ?

Le blog dans et hors les murs...

Ce blog est né de deux bibliothécaires et mamans, Judith et Sophie (moi-même), férues de littérature jeunesse. De l’album au roman en passant par la BD et le documentaire, il y en a pour tous les âges de la naissance à l’adolescence et pour tous les goûts. Et comme le monde du livre est grand, on découvre parfois des portraits d’éditeurs et d’auteurs, ainsi que l’actualité de cet univers passionnant.


Pour savoir qui de Judith ou moi est l'auteur d'un article, il suffit de regarder tout en bas de celui-ci, juste avant le lien pour les commentaires.

 

Vous pouvez aussi me retrouver sous le pseudo, SophieLJ, sur les blogs, forums... Et sur le blog collectif À l'ombre du grand arbre auquel je participe.

 

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18 avril 2017 2 18 /04 /avril /2017 05:00

Si j’étais ministre de la culture

Carole Fréchette et Thierry Dedieu

HongFei, 2017

 

Ce texte a été écrit en 2014 à l’occasion de la campagne électorale québécoise, pourtant cette année c’est en France qu’il a été publié. Carole Fréchette a voulu avec cette courte histoire montrer l’importance de la culture dans nos vies à tous, et quand on voit la place qui lui est réservée dans les débats de la campagne présidentielle, on se dit que ce n’était pas une mauvaise idée de la part des éditions HongFei d’apporter ce texte en France.

 

 

Tout commence quand la ministre de la culture, ne réussissant pas à se faire entendre des autres ministères, décide de lancer les « journées sans culture ». Mais la culture, c’est quoi ? La musique, la danse, les livres quel que soit le genre, les musées. Mais aussi les séries, les émissions pour enfants, le cinéma, les clips de Youtube. Et encore, l’architecture, la mode, le design…

Combien de temps pourrions-nous accepter de vivre sans art et sans culture ?

 

Thierry Dedieu dans ses illustrations rappelle l’universalité de l’art avec humour, car qui que l’on soit, nous sommes concernés par la culture.

 

Cet album met parfaitement en avant la place de la culture dans nos vies même là où on ne la voit plus. Et nous sommes tous concernés par cela, car c’est bien souvent la culture qui fait une partie de ce que nous sommes et de ce que nous aimons.

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14 avril 2017 5 14 /04 /avril /2017 05:00

Celle dont j’ai toujours rêvé

Meredith Russo

Pocket jeunesse, 2017

 

Amanda emménage chez son père, séparé de sa mère depuis plusieurs années, afin de commencer une nouvelle vie pour sa dernière année de lycée. Tout commence plutôt bien, elle se fait vite des amies et sa popularité n’est plus à prouver. Elle rencontre aussi Grant, le premier garçon dont elle tombe amoureuse. Tout serait parfait si elle n’était pas inquiète à l’idée de se révéler dans cette nouvelle vie… Car Amanda cache un secret : avant elle s’appelait Andrew.

 

 

Des romans sur des adolescents transgenres, vous n’en trouverez pas beaucoup. Celui-ci est un récit vraiment formidable pour découvrir ce que vivent les personnes trans. On est bien loin des clichés et on constate très vite qu’Amanda n’aspire qu’à une vie tranquille avec ce corps qu’elle aime enfin. En fait, comme tout l’entourage d’Amanda, si on ne connaissait pas son secret, on ne verrait qu’une adolescente normale. Les retours en arrière permettent aux lecteurs de mieux comprendre ce qu’elle a vécu et particulièrement cette sensation de ne pas être née dans le bon corps. Devenir une fille pour un garçon ou vice-versa, n’est pas juste une envie de changer de sexe, c’est une volonté d’être enfin soi-même. Amanda le dit plusieurs fois, c’est une fille née dans un corps de garçon. C’est cet aspect psychologique qui est intéressant dans ce roman sensible et sincère. Sincérité qui vient sûrement du fait que l’auteure est elle-même une personne trans et qu’elle s’est inspirée de sa propre expérience.

 

En même temps, on constate qu’Amanda n’est pas un modèle de personne trans. Son histoire est romancée et comme le note l’auteure à la fin du livre, c’est un personnage normalisé : elle est hétéro, son corps est très féminin, les gens ne se questionnent pas une seconde sur son genre et elle a pu bénéficier d’une transformation peut-être trop onéreuse pour une adolescente et sa famille dans la vie réelle. Amanda est donc une sorte de trans idéale pour l’histoire mais ça ne retire rien à la véracité de son parcours et à tout ce qu’on apprend sur la psychologie en matière de transsexualité.

 

Un roman à découvrir pour s’ouvrir sur ces gens et sortir des clichés.

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11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 05:00

Il était une fois... la traversée

Véronique Massenot et Clémence Pollet

HongFei, 2017

 

Alors qu'un éléphant se prépare à franchir un fleuve, il est arrêté par deux tigres qui aimeraient profiter de son dos le temps du transport. L'éléphant accepte mais le trio va rapidement être rejoint par d'autres animaux... jusqu'à la petite bête de trop.

 

 

Ce type d'histoires est assez courant : une série d'évènements se reproduit à différentes échelles jusqu'au petit détail qui bouleverse l'ensemble. C'est intéressant car ça montre le pouvoir de l'entraide tout en rappelant que même les plus petits ont un rôle à jouer, et pas des moindre dans cette histoire.

J'ai beaucoup aimé les illustrations en gravure de Clémence Pollet. C'est agréable à regarder et facile à lire dans cette histoire qui se répète. Les couleurs identifient chaque animal et donnent de la vie même avec un décor épuré.
En revanche, j'ai trouvé que le dénouement de la traversée n'était pas forcément très claire entre le texte et l'image.

 

J'ai particulièrement aimé suivre la petite fourmi rouge, inexistante dans le texte, mais bien là dans les illustrations au point que c'est elle qui a le dernier mot de l'histoire. J'aime ces non-dits qui invitent à aller plus loin dans la lecture de l'image. On pourrait même se demander si ce n'est pas elle la narratrice de l'histoire.

 

Une histoire assez classique mais qui rappelle une valeur essentielle pour le vivre ensemble : l'entraide et la solidarité.

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1 avril 2017 6 01 /04 /avril /2017 05:00

Il n'y a pas longtemps, j'ai fait une émission sur Radio laser autour des livres de Benjamin Lacombe, artiste dont j'admire le travail. Vous pouvez la retrouver ici en complément des quelques livres dont je vous parle aujourd'hui !

 

Rossignol

Benjamin Lacombe et Sébastien Perez

Seuil jeunesse, 2011

 

 

Dans une colonie des années 1950, un groupe d'enfants et leur moniteur se retrouvent à recevoir mystérieusement des lettres écrites sur des morceaux de tapisseries. À chaque fois un poème sur l'un d'entre eux, signé d'un simple R.

Dans cet album aux couleurs ternies par le temps mais si belles en même temps, on plonge au cœur d'une étrange énigme. Les illustrations au style si particulier de Benjamin Lacombe accentues la sensation de mystère quand le texte nous plonge dans une émouvante poésie.

Les rabats sur certaines pages nous en disent plus qu'aux personnages pour placer le lecteur dans la confidence de l'auteur des lettres.

Tout est là pour en faire une belle histoire...

 

Retrouvez l'avis de Pépita.

 

Madame Butterfly

Benjamin Lacombe

Albin Michel jeunesse, 2013

 

 

Dans ce magnifique album en accordéon, Benjamin Lacombe revisite l'opéra italien Madame Butterfly.

On plonge dans le Japon du début du XXe siècle avec le jeune officier Pinkerton. Il y épouse une jeune geisha plus par amusement exotique que par amour. Cela ne l'empêchera pas de se sentir coupable quand il comprendra à quel point compte ce mariage pour cette jeune Madame Butterfly.

Les grandes peintures à l'huile en alternance avec les trois actes de l'opéra subliment ce personnage entouré de papillons. Les tons et le style de Benjamin Lacombe sont parfaits pour représenter l'esthétique si fin et pur du Japon.

Pour le plaisir de faire de cet album un objet aussi décoratif, on peut déplier les pages pour former une frise de 10 m de long dont le verso a un style différent mais tout aussi beau.

 

Ondine

Benjamin Lacombe

Albin Michel jeunesse, 2012

 

 

Ondine est un esprit de l'eau adopté par un couple pauvre et isolé. Un jour qu'un chevalier est recueilli au sein de leur foyer, Ondine tombe bien vite amoureuse et c'est réciproque. Une fois le mariage célébré, les deux jeunes gens partent en direction du royaume pour commencer une nouvelle vie. Mais là-bas les esprits de l'eau continuent de veiller sur leur Ondine et l'ombre de la princesse Ursule sur le couple pourrait bien entraîner leur perte...

Ondine est un conte inspiré de la créature mythique du même nom. Avec de belles illustrations en grand format et parfois avec des pages transparentes, Benjamin Lacombe sublime cette divinité marine et cette histoire d'amour. Les éléments liés à l'eau sont représentés avec beaucoup de justesse tout comme les personnages.

Encore une belle histoire magnifiée par le style de Benjamin Lacombe.

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31 mars 2017 5 31 /03 /mars /2017 05:00

Tu ne sais rien de l'amour

Mikaël Ollivier

Thierry Magnier, 2016

 

Quand Nicolas reçoit un mail de sa mère avec pour objet "Ce qu'il vous faut savoir" et en copie Malina qu'il connait depuis toujours, il ne peut s'empêcher de replonger dans ses souvenirs d'enfance et d'adolescence.

Malina, il la connait depuis qu'il est petit. Ils ont toujours été amis et assez jeunes, ils sont devenus bien plus. Vivant pendant plusieurs années sous le même toit, partageant la même chambre et faisant l'admiration de leur entourage pour qui ils étaient Les amoureux.

Mais cette histoire a aussi été le point de départ de bien des questions pour Nicolas : l'amour, la famille, la maladie, ce qu'il voulait faire de sa vie... C'est tout cela qu'il nous révèle par épisode en naviguant entre son passé et cette nuit-là où il ne peut plus dormir à cause de ce courrier qu'il ne veut pas ouvrir, pas maintenant...

 

 

Voilà un roman qui m'a laissée assez songeuse du moins dans les premières pages. Avant d'entrer dans le fond du sujet que fut sa vie, Nicolas nous dépeint le décor : son histoire d'amour avec Malina. J'ai été assez mal à l'aise avec cela car c'est une histoire qui semble s'être construite à l'insu de Nicolas. En fait, en ouvrant le livre je m'attendais à une histoire d'amour bien différente car le fait que ce soit raconté par le Nicolas d'une vingtaine d'années qui revoie son passé n'a rien à voir avec ce que ça aurait été si on le vivait en même temps que lui. Là où j'ai eu du mal avec cette histoire c'est que Nicolas et Mélina la vivent très jeunes alors qu'ils habitent sous le même toit et qu'ils partagent la même chambre. Les adultes sont tous plutôt admiratifs de leur histoire et personne, encore moins leurs parents, ne semblent voir quoique ce soit de malsain là-dedans.

Heureusement, comme je le disais plus haut, cette histoire d'amour devient peu à peu un décor et on est absorbé par d'autres préoccupations concernant Nicolas : maladie, secret de famille... Malgré tout, ce "décor" est loin d'être anodin et va se révéler bien différent de ce qu'on imagine au point de dépasser largement le jeune couple.

 

Finalement avec ce roman, on se rapproche plus du thriller psychologique que de l'histoire à l'eau de rose, en tout cas je l'ai ressenti comme ça avec une pression qui monte de page en page quand on voit l'évolution de la vie de Nicolas et surtout cette révélation par mail qui l'attend nous attend jusqu'à la fin pour boucler la boucle et nous laisser stupéfait !

 

Un roman accrocheur que je vous recommande et qui vous fera voir le sens de la vie, et de l'amour, autrement !

 

Retrouvez l'avis de Pépita et la lecture commune À l'ombre du grand arbre.

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30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 05:00

Va jouer avec le petit garçon !

Clémentine Beauvais et Maisie Paradise Shearring

Sarbacane, 2016

 

On a tous le souvenir de ce moment où un adulte, qui nous accompagnait enfant au parc, nous a envoyé jouer avec un autre tout seul. Clémentine Beauvais s'offre un petit délire tout à fait plaisant sur les conséquences que pourraient avoir ce comportement à priori anodin. Et si cet enfant était en fait un monstre déguisé ? Et s'il emmenait les enfants qui s'aventuraient à jouer avec lui dans son palais souterrain ? Et si...

 

 

C'est un vrai plaisir de lire cette histoire qui part d'un fait totalement commun pour entrainer le lecteur dans une aventure digne d'un imaginaire enfantin... ou de celui de Clémentine Beauvais. Et de Maisie Paradise Shearring, car cette illustratrice n'a rien à envier au loufoque esprit de l'auteure.

Si le style des illustrations n'est pas forcément le genre que j'apprécie habituellement, j'ai adoré me plonger dans cet univers. Une fois sous terre avec le monstre, on découvre des galeries impressionnantes comme une bibliothèque ou un aquarium pour distraire les taupes qui ont leur chambre pas trop loin... Je ne parle pas des mystérieux laboratoires ou de l'aventure qui conduira les enfants prisonniers dans l'enclos d'une panthère noire...

 

C'est un album qui stimule l'imaginaire, qui fait rire et qui rappelle que même au parc, il vaut mieux être seul que mal accompagné !

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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 05:00

Le loup en slip

Wilfrid Lupano et Mayana Itoïz

Dargaud, 2016

 

Dans une forêt où toute la vie des animaux est rythmée par la peur du terrible loup, ce dernier va bouleverser toutes les certitudes. Que se passerait-il si le terrible grand méchant loup débarquait un jour... en slip ?

 

 

Dans cette histoire entre l'album et la bande-dessinée, on montre aux lecteurs comment certaines croyances et surtout certaines peurs peuvent être bien plus impressionnantes que la réalité. Dans cette forêt, tout le monde vit grâce à la peur du loup. Oui "grâce" car les boutiques et les journaux en ont fait leur fonds de commerce. Sauf que le jour où le loup déboule en slip et sans représenter la moindre menace, voilà les animaux totalement décontenancés !

 

Le message proposé par cette histoire n'est pas anodin et invite à la réflexion et à l'esprit critique sur la société actuelle. Quand on voit les vendeurs d'alarmes anti-loup ou les romans qui fleurissent sur les crimes du loup, cela ne peut que rappeler des faits bien plus réels.

 

Cet humour empreint de critiques sur le monde actuel, c'est la marque de fabrique de Lupano, auteur de la série de bandes-dessinées pour adultes Les vieux fourneaux, que je ne peux que vous conseiller. Ce livre et la série forment en réalité un tout puisque la dernière page de garde nous révèle le pont qui existe entre les deux.

Si le trait est en effet plus enfantin, la forme proche des premières BD et les couleurs plus présentes, le propos de la "culture de la peur" est néanmoins totalement universel et intergénérationnel.

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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 05:00

Cachés dans la jungle : cherche et trouve

Peggy Nille

Actes sud junior, 2017

 

Ce livre-jeu de Peggy Nille a fait des heureux à la maison. Moi, j'ai tout de suite craqué sur les belles couleurs de la couverture avec en plus cette ambiance nocturne. Morgan, 4 ans, a adoré le jeu d'abord et a fini par me dire que c'était un beau livre.

 

 

Cet album reprend le principe bien connu du cherche et trouve. Sur une première double page, on nous présente une série d'animaux de la jungle qui seront à retrouver dans les pages suivantes. Et quelles pages ! Des couleurs magnifiques, des décors superbes et des textures impressionnantes, je suis vraiment admirative du graphisme de ce livre.

J'aime bien les illustrations de Peggy Nille mais souvent le manque de détails de certains de ses livres pour les plus jeunes, me donnent l'impression d'un travail trop informatisé. Ici, au contraire, le fourmillement de détails et de couleurs m'ont tout de suite plu. Chaque nouvelle double-page propose un nouveau décor et on adore ! Pourtant trop de couleurs auraient pu donner l'effet inverse, mais non c'est parfaitement travaillé et harmonisé.

 

Avec cet album, on passe de très bons moments à chercher les animaux, a fouillé dans les images et à s'amuser encore et encore. En plus la difficulté est juste ce qu'il faut pour ne pas se lasser et ne pas non plus trouver trop vite.

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24 mars 2017 5 24 /03 /mars /2017 06:00

Ma fugue chez moi

Coline Pierré

Rouergue, 2016

 

Anouk, 14 ans, ne supporte plus le collège. Sa meilleure et seule amie s'est détournée d'elle pour passer du côté des commères moqueuses alors voilà qu'elle se retrouve seule. Chez elle, ce n'est guère mieux avec un père qui fait ce qu'il peut pour élever ses deux filles et une mère quasi inexistante qui ne fait que passer deux ou trois fois dans l'année entre deux missions pour son travail. Alors un jour, Anouck décide de fuguer mais il ne lui faudra que quelques heures pour comprendre les difficultés de la vie en fuite. La solution, fuguer chez elle en se cachant dans le grenier...

 

 

Vous l'aurez compris, ce roman est assez original. Raconter la fugue d'une ado c'est une chose mais quand celle-ci se déroule sous son propre toit, c'est assez surprenant mais néanmoins plutôt bien mené. Anouck va donc vivre une fugue assez particulière car quand le classique du genre permet de se débrouiller et de se retrouver seule, celle-ci va être un peu différente. Anouck a presque tout le confort et n'a plus qu'à utiliser la maison quand son père et sa sœur sont absents, sans laisser de traces ce qui n'est pas forcément évident. Elle est bien seule et amenée à réfléchir sur elle-même et sur sa vie, point qui semblait nécessaire pour la jeune fille. Cette fugue à l'avantage de ne pas présenter les dangers d'une fugue en pleine nature, c'est d'ailleurs en partie ce qui l'a conduit à rentrer chez elle : la peur de dormir dehors, des autres... Mais ce qu'il y a en plus dans cette fugue, et c'est ce qui va apporter une dimension supplémentaire à ses réflexions, c'est qu'elle continue à suivre la vie de sa famille. Vivant juste au dessus d'eux, elle va assister à leurs réactions, aux recherches pour la retrouver, elle saura tout ou presque sur ce que provoque sa fuite.

 

C'est intéressant cette approche car le lecteur se place des deux côtés : celui d'Anouck et celui de sa famille, tout en ayant uniquement le point de vue de l'adolescente. C'est parfois assez difficile d'ailleurs car on comprend son besoin de fuite et de solitude et en même temps, on se met à sa place devant le désarroi de ses proches. Et puis surtout, on attend le dénouement et les réactions qu'il va susciter car si une fugue au loin peut s'éterniser, là on se doute que ce n'est qu'une question de jours.

 

Un roman court avec une approche particulière qui montre le besoin de solitude (d'une bonne solitude) dont peuvent avoir besoin les ados pour se trouver eux-même. J'ai d'ailleurs beaucoup aimé le bilan que fait Anouck de sa fugue qui se résume à cette phrase :

L'humanité tout entière passe son temps à s'enfuir.
Je crois que c'est le cours normal des choses.

 

Retrouvez l'avis de Pépita.

 

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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 06:00

Le bois dormait

Rebecca Dautremer

Sarbacane, 2016

 

Dans ce grand album, Rebecca Dautremer révise le conte de la belle au bois dormant d'une façon surprenante et originale.

D'un côté, deux hommes, juste illustrés au crayon, marchent et semblent se diriger vers quelque chose. Le plus âgé des deux explique alors l'incongruité du phénomène qui se déroule sous leurs yeux.

De l'autre côté, de magnifiques tableaux illustrés représentant toute une ville endormie. Comme si on avait appuyé sur pause, mais cela depuis 100 ans nous dit l'homme âgé cité précédemment. Comme si tous étaient morts alors qu'ils ne font que dormir.

Forcément ça vous rappelle un conte célèbre...

 

 

Je salue la performance de Rebecca Dautremer qui présente ce conte sous un tout autre jour. Les deux scènes qui se jouent en parallèle sont bien lisibles et placent le lecteur au côté des deux hommes.

Que dire de plus des illustrations ! Rebecca Dautremer fait partie de ces artistes qui offre une œuvre en tant que telle à chaque page. C'est construit, fin, détaillé et ça crée un univers qu'on lui reconnaît très bien.

 

Un album impressionnant à offrir et à s'offrir sans hésiter !

 

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