Moi, si j'étais grand

Publié le par Sophie

Enfant, on s'est tous imaginé la vie plus grand. Souvent, on l'enviait pour éviter toutes ces contraintes que l'on nous imposait au quotidien.

 

Le petit garçon de cet album n'en peut plus qu'on lui ordonne de mettre un pull, de ne plus se ronger les ongles, de ne pas grignoter entre les repas... Il s'imagine donc en adulte pouvant enfin faire toutes ces choses librement en compagnie de ses enfants et de sa femme...

 

moi--si-j-etais-grand.gif

 

Éva Janikovszky nous propose ici un album plein de simplicité publié aux éditions La joie de lire. Le contenu de l'histoire reflète bien les préoccupations enfantines et les petits plaisirs de la vie. Pas de travail, pas de besoins compliqués, juste des choses simples qui font plaisir : caresser un animal, faire pousser des plantes (un peu partout), manger du chocolat... Que de petits bonheurs anodins et pourtant si importants !

 

Les illustrations de László Réber et la mise en page restent dans cette ambiance. Les dessins ressemblent à ceux d'un enfant avec des formes faciles à faire et des coups de crayons de couleurs rapidement donnés.

La présentation du texte et des images s'inspire un peu de la bande-dessinée. Quelques dessins sont éparpillés dans la page avec le texte qui correspond, présenté de façon tout aussi inégale.

 

Tout ce mouvement dans la page et les répétitions dans les phrases du narrateur donnent une vraie vie à cet album. J'ai eu le plaisir de le lire à des enfants avec une collègue et c'est un livre qui s'y prête particulièrement. On peut s'amuser à utiliser différents tons suivant les situations et les mimer.

 

En bref, un album qui rime avec simplicité du début à la fin, et qui ne manque surtout pas d'humour. Comme il est assez long, je le conseillerais à des enfants à partir de 6 ans.

 

Et pour finir, une petite citation qui résume parfaitement cette histoire.

 

Être un garnement, c'est bien plus marrant qu'être obéissant.

 

Ça pourrait aussi vous plaire :

les oiseauxl'un d'entre euxla revanche des lapins

Commenter cet article